Les changements climatiques constitueront la plus grande menace à la santé humaine au cours du XXIe siècle. C’est ce qu’affirme une étude publiée par une des plus prestigieuses revues médicales de la planète, la revue britannique The Lancet. L’étude, menée conjointement avec le University College London appelle les médecins et autres spécialistes de la santé à prendre au sérieux la menace que constitue le réchauffement de la planète. Le professeur Anthony Costello, chercheur et rapporteur au sein de l’équipe de recherche a déclaré avec beaucoup d’appoint, « Ce qui se dégage de cette étude, c’est que les changements climatiques constituent un déterminant de la santé et qu’ils vont affecter non seulement les ours polaires ou les forêts mais bel et bien des milliards d’êtres humains. » (Traduction libre) Les chercheurs soulignent que ce sont les populations les plus démunies qui seront les principales victimes des pénuries alimentaires, des sécheresses et des inondations provoquées par l’augmentation des températures. Quant à l’impact tel qu’il se présentera chez nous, il ne faudrait pas oublier trop vite la canicule meurtrière de 2003 qui a provoqué la mort de 70 000 personnes en Europe. Aujourd’hui, au moment même où j’écris ces lignes, l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) nous sert une autre mise en garde à savoir que les changements climatiques provoquent l'émergence de nouvelles maladies chez les animaux, dont certaines sont transmissibles à l'homme. Ce n’est pas la première fois que les scientifiques nous préviennent. En 2007, une étude menée par l’Université Stanford de Californie, avait conclu que chaque augmentation de température de 1oC allait provoquer la mort de quelques 20 000 personnes par année à l’échelle de la planète. Si l’on veut voir la chose sous l’angle du verre à moitié plein, il faut mentionner que l’Agence environnementale des Pays-Bas (Hollande) estime que 100 millions de décès prématurés dus à la pollution atmosphérique, cause de maladies pulmonaires, pourraient être évités d’ici 2050 si on réduisait de 50% les émissions de GES! Voilà une raison de plus pour rappeler au gouvernement Harper ses responsabilités vis-à-vis de la santé publique qui lui commandent impérativement de mettre fin à son inaction crasse sur le front du climat. Steven Guilbeault
Santé et changements climatiques
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