Même si l’obtention de la coupe est presque devenue une obligation pour les Bucs, on peut dire que la conquête de cette année est doublement satisfaisante. Ils ont fait preuve de détermination et de caractère pour contrer la température exécrable que leur réservait cette grande finale au terrain de pratique des Vulkins.
«On ne pouvait pas prévoir de pires conditions, a confié le maraudeur René Gardner. Cependant, notre objectif était d’aller chercher le trophée et il n’était pas question de le perdre aux mains des Chiefs. On faisait face à de très bons athlètes et, malgré tout, on a prouvé que tout est une question de chimie.»
«Depuis le début de la saison, on travaille et on gagne en équipe, c’est ce qui fait notre force. Il n’était pas question de repartir avec une défaite, alors je suis vraiment content de notre performance. Notre quart-arrière, Marco Picotte, a été exceptionnel et Diego Ratelle a connu tout un match en effectuant de très bons plaqués.»
Olivier Pellerin et Francis Côté-Bourassa ont tous les deux franchi la zone des buts, en plus de réussir le converti. Marco Picotte, Javier Rivera et Frédéric Pépin ont également récolté un touché.
«Il ne fallait vraiment pas prendre les Chiefs à la légère, car deux ou trois jeux auraient pu complètement changer l’allure de la rencontre, a confié Diego Ratelle. Heureusement, notre défensive a fait un travail remarquable en respectant le plan de match jusqu’à la toute fin. Je serais même prêt à dire que notre défensive de cette année est la meilleure dans l’histoire des Bucs!»
«Même si on perdait par un touché après la première demie, personne n’a paniqué et tous les joueurs sont restés concentrés. C’est notre chimie qui nous a permis de connaître du succès. Lors des moments plus difficiles, on ne se gêne pas pour se dire les vraies choses afin de s’ajuster et, surtout, on travaille très fort à chacune de nos présences. Je suis vraiment fier du travail de mon équipe.»
Réputé pour sa polyvalence au poste de quart-arrière, Marco Picotte a prouvé encore une fois qu’il est un athlète dans une classe à part. En plus d’avoir effectué des passes parfaites, ce dernier a donné plusieurs maux de tête à la défensive adverse en effectuant des courses à fond de train. Le jeu du match lui revient certainement, alors qu’il a franchi plus d’une dizaine de verges avec au moins quatre colosses sur le dos.
«On peut dire que nous sommes maintenant une dynastie dans le football senior, a confié le quart-arrière. Les Chiefs étaient notre plus grand défi et grâce au travail de notre défensive et de notre attaque, on a réussi à décrocher un autre titre. Tout le monde a respecté la stratégie du début jusqu’à la fin et c’est ce qui fait la force de notre équipe.»
Entre les accolades et les gorgées de champagne, les joueurs des Bucs ont réservé une pensée toute particulière à leur coéquipier, Francis Brunelle, qui brillait par son absence. Le Victoriavillois a appris l’automne dernier qu’il était atteint de la sclérose en plaques et du fait même, qu’il devait oublier sa saison dans le circuit senior.
Touchés par cette dure nouvelle, les Bucs ont décidé d’unir leurs efforts en amassant des fonds pour la cause et la recherche. «Cette maladie me touche particulièrement, car plusieurs personnes de ma famille en sont atteintes, a raconté René Gardner. Il faut trouver un moyen de vaincre cette maladie et c’est pour cette raison que les gars et moi avons décidé de faire quelque chose. De plus, le père de Francis, Alain, est notre partisan numéro un et on souhaite de tout cœur que son gars s’en sorte le plus vite possible.»
Ainsi, un généreux montant de 750 $ a été amassé tout au long de la saison et c’est dans les mains propres d’Alain Brunelle que les joueurs lui ont remis ce cadeau. «Ça me fait chaud au cœur, a confié M. Brunelle les yeux rougis par l’émotion. Ce geste va donner de l’espoir à toute ma famille et, surtout, à Francis. Je remercie tous les membres de l’organisation pour leur soutien incroyable.»
