Il parlera des grands bonheurs… et des quelques accrochages de ses deux pèlerinages à Compostelle.
L'enseignant à la retraite, auteur et poète, s'est élancé à deux reprises sur le Chemin de Compostelle, un long périple de 31 jours sur 900 kilomètres (incluant les visites touristiques). La première fois, pour «se retrouver», à l'occasion de ses 50 ans. La deuxième, l'été dernier, pour offrir sa longue marche à 22 personnes en soins palliatifs et pour la cause de la future maison Marie-Pagé. «Finalement, c'est toujours moi qui en retire les plus grands bénéfices!»
Sa conférence d'une heure et demie, assortie d'une période de questions d'une trentaine de minutes, aura lieu le mardi 8 novembre, à 19 h 30, au grand auditorium du cégep de Victoriaville.
Elle devrait intéresser ceux et celles qui souhaiteraient entreprendre le pèlerinage ou, simplement, en entendre parler.
Illustrée par des photographies, animée par des vidéos, la conférence de M. Raymond comportera tout un volet pratico-pratique sur la façon dont on il faut se préparer à parcourir le Camino Frances. Il parlera aussi de ce qu'on doit prévoir dans ses bagages.
Si l'on n'a pas lu son ouvrage (Compostelle, le chemin de la sérénité), on prendra plaisir à l'entendre dépeindre les sept étapes de sa journée de pèlerin, se levant bien avant l'aube pour assister, en chemin, au lever du soleil.
Il parlera des surprises que réserve le pèlerinage… et des «présents» que lui procuraient ses longues marches quotidiennes. S'il devait résumer ses journées en trois moments, il parlerait «d'ouverture, d'émerveillement, de reconnaissance».
Pour entretenir le Sentier
C'est la deuxième fois que le Carrefour écotouristique des Appalaches organise une telle activité-bénéfice. Le président, Yvon Roy, espère amasser 2 000 $ grâce à cette conférence. À peu près tous les fruits de la vente de billets sont versés à l'organisme en raison de la générosité du conférencier et des commanditaires.
L'argent servira à l'entretien du Parc, notamment au dégagement d'un point de vue sur le sentier du Pic.
Le président a évoqué d'autres projets, celui d'installer un poste de départ du Sentier des trotteurs au mont Arthabaska. Actuellement, faute d'une signalisation adéquate, les randonneurs ne savent pas trop d'où exactement sur le mont Arthabaska, ils peuvent amorcer leur «pèlerinage» sur le Sentier.
Un jour aussi, a mentionné M. Roy, il faudra construire une halte au centre du Sentier, quelque part à Sainte-Hélène-de-Chester, à peu près au milieu de ce lien pédestre de 26 kilomètres reliant le hameau de Trottier et le mont Arthabaska.
On estime à un millier le nombre de personnes qui empruntent le Sentier des trotteurs annuellement, précise Marie-Ève Desnoyers. Ils le fréquentent davantage l'hiver que l'été. Il faut rappeler qu'il n'est pas accessible lors de la saison de la chasse (du 24 septembre au 13 novembre).
Le randonneur moyen serait âgé de 43 ans. Pour cela, il ne faudra pas s'étonner que le Carrefour organise une prochaine activité de promotion afin de convaincre les plus jeunes mollets de s'aventurer sur le Sentier des trotteurs.
On peut se procurer des billets pour la conférence d'André Raymond au cégep de Victoriaville ou encore chez Informatique Hamel (5, rue Perreault).
