Vicky peut en parler trois quarts d’heure… comme trois heures, selon les questions qui lui viendront du public, a-t-elle dit, en souriant.
Cette première activité-bénéfice du Carrefour écotouristique des Appalaches, gestionnaire du Sentier des trotteurs, a lieu le mardi 16 novembre à 19 h 30 au grand auditorium du cégep de Victoriaville.
Déjà, par sa conférence intitulée «Au-delà de ses limites», Vicky Côté répond à des questions qui lui sont fréquemment posées sur les conditions de ce long périple, les participants devant voyager comme le faisaient les explorateurs de l’époque. Elle raconte son expérience et, avec le recul, peut maintenant dire où tout cela l’a menée… et si elle était prête à se relancer dans l'aventure!
Elle dit avoir accepté avec plaisir cette invitation à contribuer, à sa façon, au Sentier des trotteurs qui relie le hameau de Trottier Mills au mont Arthabaska. Incluant les boucles du Sentier, les randonneurs ont 29 kilomètres à se mettre sous les pieds. «C’est un organisme proche de mes valeurs», a-t-elle affirmé. Elle a souligné l’«intelligence» de l’organisme désireux de bien entretenir le Sentier plutôt que de chercher à l’allonger. Elle a également parlé des bénévoles et des propriétaires ayant cédé un droit de passage, comme des «gens de cœur».
La conférence de Vicky Côté constitue la première activité de financement du Sentier des trotteurs, a rappelé Marie-Ève Desnoyers, présidente du Carrefour écotouristique des Appalaches.
Elle a précisé que si l’organisme avait reçu des subventions pour sa construction (il lui a fallu 10 ans avant de pouvoir relier Trottier Mills à Victoriaville), il n’en reçoit aucune pour l’entretien de l’infrastructure, non plus que pour les opérations courantes de l’organisme.
L’entretien du Sentier nécessite au moins 2 500 $ par année, a-t-elle précisé. «On veut qu’il reste agréable et sécuritaire.»
Actuellement et pour toute la période de la chasse (jusqu’au 15 novembre), le Sentier des trotteurs est fermé aux randonneurs. «Il ne faut jamais perdre de vue qu’il existe parce que nous sommes des invités chez une quarantaine de propriétaires terriens privés.»
En dehors de la saison de la chasse, le Sentier est ouvert hiver comme été, que l'on peut parcourir, en bottes ou en raquettes, pour une randonnée de 26 kilomètres ou pour des segments plus courts. Deux stationnements ont été aménagés, l'un dans le Rang 3, l'autre dans le Rang 4 de Sainte-Hélène-de-Chester. Le Carrefour vise l’aménagement d’un troisième stationnement.
Les membres ont accès librement au Sentier. Aux autres, on demande une contribution de 4 $, que l'on dépose dans une boîte au poste d'accueil de Trottier Mills.
Vicky Côté a affirmé que la population des Bois-Francs n’a rien à envier à d’autres sentiers du genre au Québec, elle qui, au printemps dernier, a parcouru, aller et retour, les 110 kilomètres de la Traversée de Charlevoix. Elle a dit croire au potentiel récréotouristique du Sentier.
La présidente du Carrefour a indiqué que les projets de prolonger le Sentier vers Saint-Fortunat et Ham-Nord faisaient toujours partie du paysage… d’un lointain paysage, cependant. Le Carrefour cherchera davantage à entretenir et enrichir son actuel Sentier. L'installation de refuges fait partie des projets à plus court terme, car ils ne sont encore qu’une quarantaine de valeureux randonneurs à avoir pu franchir en une seule journée les 26 kilomètres.
Tout l’argent amassé par la vente de billets de la conférence profitera au Sentier. Ils sont offerts au prix de 15 $ (avant le 10 novembre) au Pub Le Caméléon, au cégep de Victoriaville, chez Informatique Hamel et à l’Épicerie chez Gaston à Sainte-Hélène-de-Chester. On pourra s’en procurer (au coût de 20 $) le soir de la conférence de Mme Côté.
