Ces plaintes avaient d'autant plus d'incidence qu'elles provenaient de propriétaires ayant consenti des droits pour le passage du Sentier, explique M. Guillemette.
Ces propriétaires sont des chasseurs, poursuit-il, et les chiens de randonneurs risquent de faire fuir leur gibier. «Il était clair que nous devions prendre la décision difficile d'interdire les chiens afin d'éviter de perdre nos droits de passage. Les propriétaires qui se sont plaints avaient été clairs à ce sujet. C'était une menace qui pesait sur nous», dit encore le responsable du Sentier.
Créé il y a dix ans à Trottier Mills, allongé cette année jusqu'au mont Arthabaska, le Sentier des trotteurs avait toujours autorisé les randonneurs à s'accompagner de leur chien. Leur toutou devait toutefois être tenu en laisse.
M. Guillemette reconnaît que beaucoup de randonneurs ignoraient la consigne et laissaient leur compagnon se promener en toute liberté. «Je sais bien que, personnellement, j'aurais aussi le goût de laisser un chien marcher ou courir à sa guise. Mais un chien, ça reste un chien. Il peut se monter curieux à l'égard du gibier… et des gens qu'il croise. Et ce n'est pas tout le monde qui aime les chiens.»
Cette nouvelle restriction que vient d'imposer le Carrefour écotouristique des Appalaches (organisme gestionnaire du Sentier) survient, finalement, à la suite d'une série de comportements «délinquants», déplore M. Guillemette.
Les droits de passage accordés par les propriétaires pour permettre que le Sentier des trotteurs se déroule sur 26 kilomètres demeurent un privilège, rappelle-t-il. Il espère ardemment que les propriétaires de chien laisseront leur compagnon à la maison avant de s'élancer sur la piste du Sentier.
