Lorsque Mario Roy l’a rencontré pour lui annoncer la nouvelle en début de saison, l’attaquant de 20 ans a suivi les conseils qu’il lui a prodigués. «Il m’a dit de rester comme j’étais auparavant : un joueur intense qui travaille à chaque présence sur la glace. Je ne me suis donc pas imposé de pression. De plus, j’ai d’excellents assistants en Hugo Desharnais-Roux, Matthieu Roy et Pierre-Alexandre Ouellet. Ils m’ont d’ailleurs beaucoup aidé dans mon cheminement», a-t-il raconté, se qualifiant comme une personne gênée dans le vestiaire, mais qui respecte chacun de ses troupiers.
Cette recette semble porter fruit, puisqu’il a amassé 15 points en 14 rencontres. Mais ce qui impressionne le plus, c’est son jeu en défensive. Le numéro 74 affiche un différentiel de + 11, tout en ayant marqué à quatre reprises en désavantage numérique.
«Il existe une belle chimie entre moi et Hugo. Nous sommes tous les deux agressifs en infériorité numérique et les autres formations ne s’attendent pas à avoir autant de pression. La rondelle joue en notre faveur et nous en profitons», a lancé Marcoux.
Le concept d’unité
Le capitaine et ses coéquipiers traversent présentement une belle séquence, ayant amassé un point ou plus dans six de leurs sept dernières sorties. Lors de cette série, ils ont vaincu des formations comme Lachine, La Tuque et Kahnawake.
Le Victoriavillois explique cette part de succès de différentes façons. «On ne se complique pas la vie. On y a avec nos forces, par exemple la vitesse et les recrues ont pris leur place. Aussi, le retour de Matthieu Roy et de Kevin Boissonneault a été d’un grand soulagement, tandis que Mario a toujours les bons mots pour nous motiver. C’est une personne très positive», a-t-il déclaré.
Il renchérit également sur l’esprit d’unité qui règne dans le vestiaire de l’équipe. «Le Titan n’est pas qu’un seul individu, c’est le monde qui est le Titan. Ça a été notre force l’an dernier et c’est encore le cas cette année. Cela enlève de la pression, car tout le monde embarque dans le moule.»
Reste à savoir maintenant jusqu’où Vincent Marcoux sera capable d’amener son équipe, mais à l’entendre parler, ce n’est certainement pas cette phrase qui lui mettra une pression supplémentaire…

