Le grand patron de la LHJMQ a alors profité de cette occasion pour faire valoir cet aspect du circuit souvent relégué au second plan, selon lui. Exposant les détails entourant la politique scolaire, les bourses d’études, la politique antiviolence, antidrogue ainsi que le programme d’aide aux joueurs, le commissaire a également vanté l’engagement de son circuit envers les diverses causes, dont la recherche sur le cancer du sein.
«Je voulais parler de l’importance d’une équipe junior pour une ville et une région. Je voulais souligner l’impact économique qu’elle génère ainsi que l’importance de miser sur des infrastructures adéquates pour permettre à un club de hockey junior d’opérer convenablement», a-t-il expliqué.
L’ancien gardien de but des Tigres et aujourd’hui agent de joueurs établi à Victoriaville, Stéphane Fiset, a succédé à Gilles Courteau au micro, vantant l’impact qu’a eu la LHJMQ sur sa vie.
Lors de la période des questions, on a demandé si les autorités du circuit craignaient la venue d’autres circuits sur son territoire, dont la Ligue américaine de hockey. Le commissaire a expliqué qu’une entente entre les circuits empêchait l’un de s’installer sur un territoire déjà occupé par l’autre. Il a aussi expliqué que la Ligue américaine, notamment, n’avait possiblement pas d’intérêt à s’installer au sein des 17 marchés de la LHJMQ, bientôt 18 avec Sherbrooke.
Un autre membre de la Chambre a demandé au commissaire Courteau si le marché montréalais était viable, considérant la présence du Canadien et l’insuccès des formations de la LHJMQ dans la métropole dans le passé. «Je crois que c’était avant tout une question d’aréna, ce qui a été résolu à Blainville-Boisbriand», a-t-il dit.
Quant au retour possible des Nordiques, Courteau croit que la cohabitation d’une équipe de la Ligue nationale et de la LHJMQ passe par le modèle établi à Calgary et à Edmonton, notamment. «Dans ces marchés, les équipes de la LNH sont aussi propriétaires des formations juniors. Si la ville de Québec revient dans la LNH, il faudrait à tout le moins un partenariat direct avec les Remparts», a-t-il lancé.
Gilles Courteau a aussi confirmé que Sherbrooke était le dernier marché centricois et estrien disponible pour la LHJMQ. Il a exclu, par la même occasion, Saint-Hyacinthe et Trois-Rivières. «Saint-Hyacinthe n’a pas les infrastructures nécessaires tandis que Trois-Rivières est dans le périmètre de 40 kilomètres protégé de Shawinigan. Avec l’évolution de la LHJMQ, les budgets d’opération des équipes passeront de 1,7 M $ à 2 M $. On doit se demander s’il y aura suffisamment d’argent neuf en Mauricie dans les années à venir pour faire vivre deux équipes juniors. Il faudrait entre 3,5 M $ et 4 M $», a-t-il expliqué.
Gilles Courteau, par ailleurs, a indiqué qu’une ébauche du rapport du Sommet du hockey, tenu il y a quelques mois, sera présentée aux gouverneurs en décembre. Le rapport devrait être finalisé et rendu public au début de l’année 2012. «Tout sera axé sur le développement des joueurs. Comment peut-on faire pour le rendre meilleur comme joueur et comme individu? Comment pouvons-nous lui permettre d’améliorer ses chances de faire partie de l’équipe nationale canadienne ou encore de faire le saut chez les professionnels, et ce, sans compromis sur l’encadrement académique», a-t-il dit.
Quant au comité de discipline du circuit, qui a semé la grogne il y a à peine un mois pour ses sanctions trop ou pas suffisamment sévères, Gilles Courteau, qui prône l’abolition des bagarres, soutient qu’il ne lâchera pas le morceau. Il compte poursuivre ce virage amorcé plus tôt cette saison.
«Quand c’est l’adversaire, c’est pas assez sévère, quand c’est ton joueur, c’est trop sévère. Ça a toujours été comme ça. Même s’il y a eu de la grogne, notre processus ne changera pas. On avait dit qu’on serait plus sévère et on décerne les sanctions qui s’imposent. Ça ne fait pas le bonheur de tous, mais on va continuer, c’est important. C’est un long processus, mais il ne faut pas lâcher. Il faut tout faire pour améliorer la sécurité des joueurs. On se doit de tout faire pour garder la confiance des parents, qui nous confient leur fils. On ne reviendra pas sur nos pas à ce chapitre», a-t-il expliqué, faisant référence, notamment, à la sortie du directeur général Jérôme Mésonéro au www.lanouvelle.net, récemment, relativement au coup de Vincent Arseneau, des Cataractes de Shawinigan, à l’endroit de Philippe Halley.
