Une première dans l’histoire des Vulkins

Benoît Plamondon
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Christian Perron a laissé perler quelques larmes, mardi, devant ses nouveaux protégés des Vulkins et les journalistes. Il s’agissait de sa première apparition publique depuis qu’il est entré en fonction à titre d’entraîneur-chef du club de football des Mauves.

Christian Perron

Le niveau d’émotion est monté d’un cran lorsqu’il a parlé de ses deux enfants, Mélissande, 8 ans, et Mathis, 5 ans, qui sont demeurés en Alberta. Ils ne le rejoindront qu’en juin prochain.

«Je suis un gars très émotif, a-t-il lancé. Si je suis ému aujourd’hui, ce n’est pas seulement parce que mes enfants me manquent. C’est aussi parce que je suis particulièrement fier de me joindre aux Vulkins.»

Dans les faits, l’entraîneur pourra vivre strictement du football pour la première fois en 17 ans de carrière. Depuis 2008, il campait le poste d’entraîneur de la ligne défensive et coordonnateur des unités spéciales des Golden Bears de l’Université d’Alberta, et ce, à temps partiel. Il oeuvrait à temps plein dans le domaine de la construction.

«C’est la première fois que j’aurai la chance de vivre de ma passion. En Alberta, j’étais à mon compte dans le domaine de la construction. Je commençais à 6 h. Je terminais à 14 h. Je devais faire 137 kilomètres pour me rendre à l’Université pour assister aux entraînements. J’étais de retour vers minuit à la maison. La journée reprenait le lendemain à 6 h», a relaté le nouveau pilote.

Perron est devenu le huitième entraîneur-chef de l’histoire des Vulkins, le 28 décembre dernier. Il est également devenu le premier entraîneur-chef à temps plein de l’organisation victoriavilloise grâce à la corporation Les Vulkins football inc., créée au cours de la saison morte afin d’accroître les ressources mises à la disposition de l’équipe pour être plus compétitive. Il a paraphé une entente de deux ans.

«Pour que les Vulkins se développent et accomplissent d’aussi belles performances que par le passé, il fallait envisager des changements, même dans un contexte de restrictions budgétaires. Nous nous sommes inspirés d’expériences concluantes comme celle du Rouge et Or de l’Université Laval (et celle des Condors du cégep Beauce-Appalaches) afin de mettre en place une structure, une corporation, qui assurerait la pérennité du club, qui lui permettrait de demeurer compétitif sans perdre son âme ni ses couleurs. Nous avons demandé à d’anciens Vulkins (dont Vincent Leblond, Charles Pellerin et David Leahey) de s’engager avec nous dans un partenariat pour faire de notre programme de football l’un des meilleurs. C’est grâce, entre autres, à ce partenariat que nous avons pu engager un entraîneur-chef à temps plein», a expliqué le directeur adjoint des études, responsable des affaires étudiantes, Christian Héon.

Au cours des trois dernières saisons, Vincent Bourassa partageait ses tâches avec Diego Ratelle, que l’on voyait comme le futur entraîneur-chef de l’organisation. Celui-ci a cependant accepté l’offre du cégep de Thetford Mines au cours de la saison morte.

Perron, par ailleurs, a d’ores et déjà confirmé le retour de tous les entraîneurs de l’équipe. Il a cependant laissé entendre que les responsabilités de chacun pourraient être revues.

«Nous allons travailler ensemble afin de retrouver notre identité, nos couleurs. Les Mauves n’ont pas peur de l’adversité», a poursuivi Perron, qui espère vivre une longue aventure à Victoriaville. «Je peux même prendre ma retraite ici si la direction le veut bien!», a-t-il lancé. Celui-ci a fait savoir que les Vulkins étaient sa seule option s’il revenait au Québec. «Ma famille et moi ne sommes pas friands des grands centres. Les nombreux postes qui se sont ouverts à Québec, entre autres, ne m’intéressaient pas. Lorsque nous avons finalement pris la décision de quitter l’Alberta, j’ai contacté les Vulkins. Tout s’est fait très rapidement», a-t-il expliqué. Il dit, par ailleurs, avoir été doublement motivé de relever ce défi lorsqu’il a vu Richard Savoie se servir de l’offre d’emploi des Vulkins pour obtenir de meilleures conditions avec les Faucons du cégep Lévis-Lauzon. Savoie, un ancien Mauve, a postulé pour le poste d’entraîneur-chef, mais n’a jamais eu véritablement l’intention d’accepter cette responsabilité. En entrevue au Journal de Québec, en décembre dernier, Savoie a confirmé que l’offre déposée par les Vulkins était une façon de «magasiner» et de «voir le marché».

«Ça m’a dérangé, d’autant plus qu’il s’agit d’un ancien joueur de l’équipe. Il faut avoir un minimum de respect et de loyauté dans ce milieu. Disons que c’est une source de motivation supplémentaire», a-t-il partagé.

Perron a rencontré ses nouveaux protégés pour la première fois après ce point de presse. Il amorcera les entraînements dès la semaine prochaine, en gymnase. Entre-temps, il poursuivra le recrutement avec l’aide de ses adjoints. Une trentaine de joueurs seront de retour en vue de la prochaine campagne. Les Vulkins sont à la recherche, notamment, d’un quart-arrière de premier plan.

«On doit aussi prendre soin des Vicas de Victoriaville, le club midget AAA de notre ville. Il ne faut pas négliger non plus les programmes scolaires et civils des régions environnantes, qui font partie du bassin de recrutement des Vulkins depuis de nombreuses années», a-t-il partagé.

Misant sur d’excellents contacts à Québec, Perron compte également raviver les liens de son équipe dans cette région. «Nous devons participer aux grands événements du côté de la Capitale. Nous devons aussi étendre nos ramifications dans la grande région de Montréal et assurer la présence de l’équipe lors de compétitions provinciales telles que le Challenge Wilson ainsi que les camps de sélection d’Équipe Québec et d’Équipe Canada», a-t-il indiqué, précisant que la présence de l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie s’avérerait un argument supplémentaire dans ses campagnes de recrutement.

«Je suis d’ailleurs passé à un cheveu de poursuivre mes études à cette école à Victoriaville et de m’aligner avec les Vulkins. Je regrette aujourd’hui de ne pas l’avoir fait. Malheureusement, je suis sorti avec à peu près rien du cégep, et ce, malgré y avoir passé quatre ans», a-t-il ajouté.

À la tête de la corporation

Après avoir passé plus de 26 saisons comme entraîneur chez les Vulkins, Vincent Bourassa a décidé de laisser sa place, sans surprise. Il avait planifié, à prime abord, camper la fonction d’entraîneur-chef durant seulement deux ans.

«Pour accommoder le Cégep, je suis resté une saison de plus», a-t-il fait savoir. Il s’écarte donc des lignes de côté, mais n’exclut pas un retour prochainement dans le giron du football, mais possiblement pas à titre d’entraîneur-chef. Depuis novembre, il demeure près de l’entourage des Vulkins par l’entremise de la nouvelle corporation.

Organisations: Université d’Alberta, Les Vulkins, Université Laval Journal de Québec AAA École nationale du meuble et de l’ébénisterie école à Victoriaville

Lieux géographiques: Alberta, Québec, Thetford Mines au cours de la saison morte Victoriaville Région de Montréal

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