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La démocratie, pas qu’une affaire de «mathématiques»

Hélène Ruel
Publié le 17 Avril 2008
Publié le 16 Juin 2010
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«Le Québec s’est modernisé et a évolué au fil des années. Malheureusement, plusieurs de ses Lois n’ont pas suivi comme, par exemple, en immigration, en éducation en agriculture, avec la CPTAQ. La Loi électorale n’échappe à cette réalité. Il faudra non seulement revoir, mais moderniser la Loi électorale actuelle afin que la démocratie ne soit pas uniquement une affaire de mathématiques.» Pierre Hébert, citoyen de Sainte-Élizabeth-de-Warwick, conclut ainsi le mémoire qu’il présentera aux audiences que tiendra la Commission de représentation électorale le 10 juin à Drummondville. Il juge inacceptable la proposition de découpage que propose le directeur des élections, Marcel Blanchet, où, encore une fois dans son histoire, la circonscription de Richmond chevaucherait deux régions administratives, l’Estrie et le Centre-du-Québec tout en regroupant des municipalités de quatre MRC différentes. «Votre proposition dénaturalise le lien d’appartenance que les municipalités de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, Saint-Cyrille-de-Wendover, Saint-Lucien ont avec la MRC de Drummondville et que les municipalités de Kingsey Falls, Sainte-Élizabeth-de-Warwick, Saint-Albert, Warwick, Tingwick et Saint-Rémi-de-Tingwick ont avec la MRC d’Arthabaska», écrit M. Hébert dans son mémoire. Il ajoute que la circonscription de Richmond telle que proposée, serait «déchirée» entre trois régions précises, distinctes et très différentes culturellement. Selon Pierre Hébert, le seul critère de l’égalité du vote des électeurs ne peut plus être seulement considéré pour dessiner la carte électorale du Québec. Il devient même une «contrainte», observe-t-il. Il évoque la migration de la population vers les plus grands centres, la désertion des villages, l’exode des jeunes, même celui des aînés vers les villes. Pour assurer le caractère effectif de la représentation, il faudrait, toujours selon M. Hébert, considérer les communautés naturelles, tenant compte de leur démocratie, de leur géographie et de leur sociologie. «Ne devrions-nous pas laisser les régions voter pour leurs représentants et ce, en dépit du nombre d’électeurs?», demande Pierre Hébert, dont on connaît aussi les engagements aux titres de conseiller municipal et de candidat adéquiste aux deux derniers scrutins provinciaux dans Richmond.

Pierre Hébert

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