Elle et son compagnon, Louis Évrard, se sont rendus à l’église Sainte-Victoire mercredi pour s’agenouiller devant le reliquaire du saint frère André.
Le coffret-souvenir, contenant entre autres un petit peu du cœur de celui qui fut le portier de l’Oratoire Saint-Joseph, est de passage à Victoriaville, s’attardant d’abord à l’église Sainte-Victoire. Il devait être déplacé à 15 heures vers l’église Saints-Martyrs aujourd’hui (mercredi) pour y être exposé jusqu’à 18 heures. Le lendemain (jeudi), on le transportait au Manoir DeBigarré, entre 9 heures et 11 h 15.
Rencontrés sur le parvis de l’église Sainte-Victoire, Mme Delisle et M. Évrard disent qu’ils vouent une grande confiance à saint Joseph et au saint frère André. «Un homme d’une telle simplicité!», dit M. Évrard, parlant du religieux.
Il dit que c’est sa compagne qui lui a fait reprendre le chemin de la prière, la prière qui apaise, qui réconforte en ces temps difficiles. Les deux, chacun de son côté et, ensemble, ont déjà fait la visite de l’Oratoire Saint-Joseph.
Ce bâtiment, si impressionnant, dit M. Évrard, lui rappelle ces années pendant lesquelles il a travaillé comme technicien à Polytechnique, autour des années 1960. «L’Oratoire était, tous les jours, dans mon champ de vision.»
Claire Delisle raconte qu’un jour, sa sœur enceinte, aux prises avec une rage de dents, avait prié le frère André de la soulager, lui promettant en retour de donner son prénom à l’enfant qu’elle portait. «Eh bien, son mal de dents est parti et elle a appelé son fils André.» C’était il y a longtemps, Mme Delisle s’en souvient comme si c’était hier, alors que son neveu est disparu.
L’histoire du frère André traverse les époques et reste toujours aussi attachante et vivante, dit encore Mme Delisle.
Le couple est ressorti avec, en main, cette prière pour obtenir une faveur spéciale par l’intercession du frère André canonisé en octobre 2010. «Avec toi, notre bouche s’approche de l’oreille de Dieu pour lui présenter notre demande…», lit-on, notamment, dans cette prière imprimée derrière la photo du saint. «Nous venons lui demander des grâces», a répondu Mme Delisle, dès qu’on l’a abordée à l’église Sainte-Victoire. La Nouvelle Union n’a pas poussé l’indiscrétion de lui demander lesquelles.

