Mgr St-Gelais, après avoir assumé la charge pastorale du diocèse de Nicolet pendant 22 ans, prend sa retraite en raison de son âge, conformément au Code de droit canonique. Au moment de sa nomination, Mgr Gazaille était évêque auxiliaire à Montréal.
Mgr André Gazaille est né le 16 mai 1946, à Montréal. Après des études en théologie et en pastorale au Grand Séminaire de Montréal et à la Faculté de théologie de l'Université de Montréal, il a été ordonné prêtre le 29 mai 1971 pour l'archidiocèse de Montréal.
Il a exercé son ministère presbytéral dans plusieurs paroisses du diocèse. Il a débuté comme vicaire à Saint-Rédempteur (1971-1979). Il a ensuite été curé à Saints-Martyrs-Canadiens (1979-2006), la Visitation de la Bienheureuse-Vierge-Marie (1999-2006) et Saint-Antoine-Marie-Claret (2003-2006). De 1975 à 1982, il a également assumé la fonction d'aumônier de la section pour les jeunes R3 du mouvement des Cursillos. Il a de même accompagné le mouvement pour les couples Marriage Encounter (Renouement conjugal).
Nommé évêque auxiliaire par le pape Benoît XVI, le 11 février 2006, Mgr Gazaille a été ordonné le 25 mars suivant. Il a choisi comme devise : «L'amour du Christ nous presse.» «Ma devise est tirée de la 2e lettre de Paul aux Corinthiens 5,14. L’amour du Christ, c’est l’amour trinitaire dans la communion des personnes. C’est ainsi que dans l’Église et dans les familles, nous sommes appelés à vivre cette communion d’amour dans la diversité. L’amour du Christ nous presse, il nous pousse à lui ressembler», explique-t-il.
Par la suite, le cardinal Jean-Claude Turcotte l'a nommé vicaire épiscopal à la famille et à la jeunesse. Depuis septembre 2010, il est aussi directeur du Service de pastorale liturgique du diocèse de Montréal. Il est membre des comités du Laïcat et de l'Éducation chrétienne de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.
«Ce sont les jeunes qui transforment l’Église»
M. Gazaille affirme vouloir donner une place importante aux jeunes. «J’ai participé à la Journée mondiale de la jeunesse en Australie en vivant et partageant la vie des jeunes sur le terrain. J’ai admiré leur piété et leur patience; c’était l’expérience d’une Église centrée sur l’esprit de service.
La pastorale jeunesse ne consiste pas seulement à former des groupes de jeunes et à les relier pour qu’ils deviennent des partenaires, mais surtout à faire une place aux jeunes dans la communauté. Ouvrir la porte aux jeunes, c’est ouvrir la porte aux changements, car ce sont les jeunes qui transformeront l’Église», dit-il.