Se sensibiliser au Sud et repenser le développement

Hélène Ruel
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Plus d’une occasion sera offerte au public et aux élèves des écoles secondaires de se sensibiliser au sort des pays du Sud et de repenser le développement pendant ces Journées québécoises de solidarité internationale.

Carol McDuff et Sylvie Gendron

Elles sont organisées pour la 14e année et, en compagnie de plusieurs partenaires, Solidarité Nord-Sud a concocté tout un «menu», au propre comme au figuré, d’activités de sensibilisation.

 

Au www.jqsi.qc.ca on pourra trouver l’ensemble de la programmation des activités, toutes gratuites, sauf pour ce souper burkinabé organisé au restaurant Cocorica (600, boulevard Jutras Est), le vendredi 5 novembre à 18 h 30. Il faut réserver sa place avant le 30 octobre, en composant le numéro 819 758-9928, chez Solidarité Nord-Sud (www.solidaritenordsud.org).

 

Lors du souper, sept stagiaires (dont deux des Bois-Francs) de Québec sans frontières procéderont au lancement de leur ouvrage Les Toubabous et les Farafins qu’ils ont réalisé à la suite de leur séjour au Burkina Faso en 2009.

Plusieurs activités

Sylvie Gendron, coordonnatrice de Solidarité Nord-Sud et Nancy Shaink, du SASEC au cégep, ont passé en revue les diverses activités des Journées, en commençant par ces deux expositions de photographies ouvertes au public du 3 au 13 novembre. La première «De l’or, de la poussière et du bruit» s’organise dans l’ancien local de la Librairie St-Jean du centre-ville de Victoriaville. Elle s’attarde aux mines du Guatemala. La deuxième, «L’eau, un droit pour tous» est présentée dans le hall de la piscine Édouard-Dubord, un lieu inhabituel… qui devrait attirer un public inhabituel, a précisé Mme Gendron.

Cette deuxième exposition est organisée par Développement et paix, l’organisme ayant lancé une campagne pour contrer la consommation de l’eau embouteillée, 2 000 fois plus chère que celle qui coule du robinet, a souligné Jean-Guy Marcotte. Pendant qu’au Nord, les consommateurs boudent l’eau potable de leurs municipalités, au Sud, de grandes compagnies privatisent les sources d’eau.

 

Trois documentaires seront également présentés lors des Journées, les projections étant suivies de discussions. «Visionnaires planétaires» de Sylvie Van Brabant occupe l’écran du petit auditorium du Cégep à 19 heures le mercredi 10 novembre; l’écomilitant Mikaël Rioux dont il est question dans le film sera présent pour échanger. Le samedi 13 novembre à 19 h 30, le documentaire «L’affaire Coca-Cola» du cinéaste et réalisateur German Gutiérrez (qui animera aussi la discussion) sera présenté. Enfin, le mercredi 17 novembre, à 10 h 15 au local 208 E du cégep de Victoriaville, on pourra voir le film «Le business de l’or : chronique d’un conflit annoncé».

 

Originaire du Madagascar, Andriarinosyrija Tsitohain, invité de Développement et paix, sera au Café Farniente du centre-ville de Victoriaville pour échanger lors d’un «5 à 7» le mardi 16 novembre.

 

Enfin, pour clore ces journées, les visiteurs du Salon des arts des Bois-Francs (au pavillon Agri-sports, les 13 et 14 novembre) pourront s’attarder au kiosque de commerce équitable, là où on devrait trouver un large éventail de produits équitables (café, épices, thé, noix).

 

Solidarité Nord-Sud organise aussi un réseau de covoiturage afin que les gens des Bois-Francs puissent assister à la conférence de l’altermondialiste malienne, Aminata Traoré, à 12 heures au loft du cégep de Trois-Rivières. Le rendez-vous est donné à 10 h 30 dans le stationnement de la Place communautaire Rita-St-Pierre.

Une «résonance» au Québec

On a confié à Caroll McDuff la présidence d’honneur de ces Journées, l’enseignant à la retraite, présidant COPERNIC (Corporation pour la protection de l’environnement de la rivière Nicolet), estime que le thème de ces Journées «Revoyons le développement» a de plus en plus de «résonance» au Québec.

Il évoque un apparent «clivage» dans certains dossiers québécois où s’affrontent des visions différentes du développement. Il a parlé du gaz de schiste, de la disparition des milieux humides, des problèmes qu’a, par exemple, la Ville de Victoriaville avec les sédiments encombrant son réservoir Beaudet. «Il n’est pas tant question d’arrêter le développement que de le repenser», a-t-il dit.

 

Particulièrement sensible aux dossiers liés à l’eau, M. McDuff a dit que sa qualité et sa quantité constituaient, au Centre-du-Québec, un des enjeux majeurs identifiés par la récente consultation de la commission régionale des ressources naturelles et du territoire.

Organisations: Librairie St-Jean, Coca-Cola, Corporation pour la protection Ville de Victoriaville

Lieux géographiques: Bois-Francs, Victoriaville, Québec On Boulevard Jutras Est Burkina Faso Guatemala Trois-Rivières Rivière Nicolet Réservoir Beaudet

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