Le périple incroyable de Jean Béliveau

Steven Lafortune
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Le 5e brunch d’Asbestos a permis d’amasser plus de 2 500 $ au profit de la Fondation du Centre de santé et de services sociaux des Sources. De plus, les 270 personnes présentes ont pu découvrir la fabuleuse histoire de l’un de leurs compatriotes, Jean Béliveau.

Le maire d’Asbestos Hugues Grimard, Jean Béliveau, sa conjointe Luce Archambault ainsi que le président d’honneur de la Fondation du Centre de santé et services sociaux des Sources, Martin Proulx

L’invité d’honneur de ce repas-bénéfice a une histoire fascinante à raconter. Parti le jour de ses 45 ans, le 18 août 2000, il est revenu au bercail 11 ans plus tard, soit 4 077 jours, marchant plus de 75 000 kilomètres, usant 54 paires de souliers et traversant 64 pays avec comme seul bagage, une poussette de bébé qui pouvait contenir 50 kilogrammes de marchandises.

Sa motivation a été fort simple; n’ayant pas bien psychologiquement et physiquement, il a commencé à faire de la marche autour de chez lui. C’est plus tard qu’il a décidé de rallier la cause de la paix et des enfants à celle de rester en santé. «La santé a été un facteur important. Je voulais essayer de la garder afin de rester autonome le plus longtemps possible», a-t-il déclaré, précisant qu’il a appris la paix par les enfants plutôt que de l’enseigner à ceux-ci.

L’expérience qu’il a vécue à travers son périple a été formatrice spirituellement pour le voyageur. «La personnalité reste la même, mais je suis revenu avec un bagage intellectuel immense. Cette odyssée a été mon école, mon université. J’ai donc une vision globale du monde, j’ai vu l’envers de la médaille», a-t-il avoué.

La simplicité, une qualité frappante

Durant ce voyage de plus d’une décennie, ce qui a frappé le plus le marcheur, ce fut la simplicité des gens. «J’ai dû séjourner chez au moins 1 500 familles. Ce qui m’a le plus frappé, c’est leur simplicité. Les gens ne sont pas pauvres, ils sont riches de valeurs. Après mon passage en Afrique, je n’ai plus jamais perçu ce continent comme une communauté pauvre», a-t-il révélé.

Pour lui, l’Éthiopie a été le pays le plus marquant de son aventure. «Ce fut le plus gros choc culturel. Lorsque j’ai quitté ce pays, cela m’a laissé un grand vide intérieur» a expliqué celui qui a abandonné son kiosque de luminaires pour vivre son rêve.

Il a aussi mentionné que le Pérou, le désert du Chili, Bornéo et l’Algérie avaient les plus beaux paysages, alors que les Philippines, le Soudan et l’Iran avaient le plus beau côté humain.

La vie après la marche

Malgré qu’il soit de retour chez lui depuis un mois, la vie continue pour Jean Béliveau. Il ressent encore un besoin d’adaptation à la vie normale. «Je suis encore un peu sous le choc du retour. Je dois me réhabituer à quelques détails de la vie quotidienne, comme barrer la porte de la maison, savoir où se retrouvaient dans la maison certains items. Ma conjointe Luce (Archambault) sait que je vais avoir besoin de temps, mais elle est très compréhensive», a-t-il dit humblement.

Maintenant, le nouvel ambassadeur de la Société canadienne du cancer pour le programme Trottibus, qui sensibilise les enfants à marcher pour se rendre à l’école, aimerait pouvoir donner des conférences sur son cheminement, écrire des livres et s’impliquer davantage dans le domaine de la paix.

D’ailleurs, il continuera toujours à marcher. «Mais pas trop souvent, car Luce a peur que je reparte!», a-t-il lancé à la blague.

Organisations: Société canadienne du cancer pour le programme Trottibus

Lieux géographiques: Afrique, Éthiopie, Pérou Chili Bornéo Algérie Philippines Soudan Iran

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