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La contribution santé : la «pilule» ne passe pas!

Marie Line Molaison et Suzanne Labrie de la Maison des femmes des Bois-Francs

Marie Line Molaison et Suzanne Labrie de la Maison des femmes des Bois-Francs

Publié le 15 Février 2011
Publié le 15 Février 2011
Hélène Ruel  RSS Feed

Depuis le 7 février et jusqu'au mercredi 16 février, le ministre de la Santé et des Services sociaux devrait avoir reçu, chaque jour, une boîte débordante de pots de pilules des centres de femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Les sept organismes, dont la Maison des femmes des Bois-Francs, réclament l'abolition de la contribution santé.

Sujets :
Maison des femmes des Bois-Francs , Assemblée nationale , Montréal

Chacun des 2 000 pots renferme le nom d'un ou d'une signataire à la pétition s'élevant contre ce type de tarification, expliquent Suzanne Labrie et Marie Line Molaison, de la Maison des femmes des Bois-Francs.

Pour l'année d'imposition 2012, la contribution santé coûtera 200 $ par année, par adulte, «que l'on gagne 15 000 $, 25 000 $ ou 250 000 $ par année!», s'indignent-elles.

Depuis l'automne dernier, les centres de femmes protestent, de diverses façons, contre l'imposition de cette «inéquitable» contribution santé.

L'opération «J'avale pas la pilule» a pris la forme de cet envoi quotidien de boîtes de pots de pilules au ministre Yves Bolduc. «Et on a déposé les pots dans des boîtes de couches pour montrer que la contribution santé menace l'avenir de notre système de santé», a indiqué Marie Line Molaison.

La remise quotidienne des boîtes était accompagnée d'une lettre au ministre Bolduc, lettre qui sera aussi acheminée à ses 124 collègues de l'Assemblée nationale.

C'est, entre autres, pour protester contre l'imposition de cette contribution santé que la Maison des femmes des Bois-Francs invite la population à participer à la Manifestation nationale du 12 mars prochain à Montréal.

Selon Mme Molaison, les femmes seront les premières affectées par la privatisation et la tarification des services publics. «Les femmes sont les premières à assumer les conséquences de la privatisation des services. Pensons que les proches aidantes sont des femmes dans 80% des cas. Pensons aux conditions de travail abominables des infirmières. Pensons aussi que 70% des gens travaillant au salaire minimum sont des femmes», a précisé l'agente de la Maison des femmes des Bois-Francs.

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