Retour, passager, d’une grande diplomate au pays de ses racines

Hélène
Hélène Ruel
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Une quarantaine d’élèves du cours Monde contemporain de l’École secondaire Le tandem ont écouté avec attention la conférence que leur a offerte Claire A. Poulin, ambassadeure du Canada au Salvador, en Amérique centrale.

C’est par l’intermédiaire de l’un de ses neveux, Charles Drainville, élève de Le tandem, que la dame a accepté, exceptionnellement, d’aller à la rencontre des jeunes.

Elle a profité d’un congé de deux semaines au Canada, notamment pour une réunion à Ottawa, et d’une visite de ses parents résidant à Victoriaville, pour s’attarder auprès des élèves lundi matin.

Il faut savoir que Mme Poulin est originaire de Plessisville, où ses parents ont déjà exploité le motel Le Phare. Sa sœur, Francine, est la mère de quatre garçons, dont deux, Charles et Simon, fréquentent l’école Le tandem.

Accompagnée de son mari, Charles Gauvin, l’ambassadeure n’a pas eu trop de la période de 75 minutes pour parler de sa fonction, de la présence canadienne au El Salvador, mais aussi de la politique étrangère du Canada.

Elle a pris beaucoup de temps à parler de ce dernier aspect, beaucoup moins à décortiquer son parcours personnel. Elle a cependant encouragé les jeunes à poursuivre leurs études et souhaite que le ministère des Affaires étrangères continue de recruter des gens de différents horizons.

Avant d’accéder à ce ministère, en 1991, Mme Poulin, provenait du milieu des lettres et du cinéma.

Elle avait tant à dire sur les visées, les objectifs du Canada tant en Afghanistan, en Amérique centrale, qu’au Salvador, que les jeunes n’ont pu, comme cela était prévu, lui poser beaucoup de questions.

L’une d’elles est allée droit au but s’inquiétant de la voir vivre au Salvador, un pays où le taux de criminalité est élevé… et où 95% du territoire est volcanique.

Les statistiques sur le nombre de crimes (13 par jour), sont en effet alarmantes, a reconnu l’ambassadeure. «Mais la violence n’est pas dirigée contre les diplomates ou les étrangers», a-t-elle précisé. Installée au Salvador depuis près deux ans (son mandat se termine en juillet), la diplomate ne paraît pas se préoccuper plus qu’il n’en faut de la «menace» que peuvent représenter les nombreux volcans du Salvador. Elle a été désignée comme observatrice des élections ayant porté Mauricio Funes à la présidence en 2009, pour diriger un gouvernement de gauche ce qui ne s’était pas vu depuis vingt ans au Salvador. Elle a dit, que, personnellement, elle considérait qu’avec cette «alternance» au pouvoir, le Salvador constituait une sorte de «modèle pour l’Amérique latine», le parti d’une ex-guérilla ayant acquis le pouvoir sans les armes.

Le Canada entretient des relations avec El Salvador depuis 1961, y a ouvert un bureau en 1995 et lui a donné le statut d’ambassade en 2004. Claire Poulin est la troisième femme à occuper le poste d’ambassadeur là-bas. Elle a opté pour la dénomination «ambassadeure» plutôt que «ambassadrice», expliquant que, généralement, l’ambassadeur est un homme et que l’appellation «ambassadrice» désigne son épouse. Auparavant, Mme Poulin occupait des fonctions similaires dans les Républiques baltes (Lettonie, Estonie et Lituanie).

Dans la première partie de son exposé, Claire A. Poulin s’est fait l’«ambassadrice» du Canada à l’étranger, louant sa crédibilité et sa réputation dans les 150 pays où il est présent. Elle a dit que le Canada s’affirmait comme un partenaire sérieux et différent, à la fois «capitaliste et socialiste». Le capitalisme, parce qu’il faut bien vivre… et le socialisme par ses systèmes d’éducation et de santé, a-t-elle expliqué.

Organisations: école Le, Ministère des Affaires étrangères

Lieux géographiques: Canada, El Salvador, Ottawa Victoriaville Plessisville Afghanistan Amérique centrale Amérique latine Lettonie Estonie

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