Les militaires s’entraînent en plein cœur du centre-ville!



Deux véhicules canons ont été utilisés pour la démonstration.

Deux véhicules canons ont été utilisés pour la démonstration.

Pierre-Olivier Girard
Publié le 5 Octobre 2008
Publié le 16 Juin 2010
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Victoriaville s’est transformée en un vrai champ de pratique, dimanche, alors que 36 militaires du 62e Régiment d’Artillerie de Campagne se sont réunis aux quatre coins de la ville. À l’aide de différents équipements et véhicules, dont deux canons, les artilleurs ont donné la chance à la population de voir, de toucher et peut-être même d’attraper la piqûre pour ce travail.

Sujets :
Victoriaville

Même si le Régiment organise annuellement une journée de recrutement à Victoriaville, l’Officier des relations publiques, sergent Garceau, assure que l’équipe est en constance recherche de relève. «En moyenne, un militaire reste en fonction de trois à quatre ans avant de s’investir à temps plein dans son travail civil. Ce n’est pas la même chose que dans une usine, par exemple, où un employé peut compter 40 ans de service. C’est une des raisons qui expliquent que nous sommes toujours en train de recruter», raconte-t-elle.

Cependant, il est erroné de croire qu’une personne est forcée de s’investir à temps plein pour devenir artilleur, bien au contraire, raconte le sergent Garceau, qui est également professeure en éducation physique. «Il y a des personnes qui ont décidé de s’investir à plein temps, mais pour les autres, les réservistes, ils doivent y consacrer au moins quatre jours par mois. Durant la saison estivale, on doit travailler à temps plein, soit cinq jours par semaine. Pour plusieurs, comme les étudiants, c’est une belle occasion d’aller chercher un petit extra, tout en ayant du plaisir», admet-elle.

Avec un salaire attrayant, accompagné de plusieurs avantages sociaux et sans oublier, la chance de vivre une expérience enrichissante, le monde de l’artillerie a toutes les raisons d’intéresser la population, soutient l’Officier des relations publiques. «Plusieurs personnes ont des idées préconçues et on veut démystifier les mauvaises pensées qui n’ont pas lieu d’être. Par exemple, aucun militaire du Régiment n’est forcé d’aller à la guerre. Tout est une question de choix puisque nous sommes maîtres de notre vie», confie-t-elle.

En plus d’échanger avec la population, cet exercice d’entraînement a permis aux militaires de consolider leurs acquis en pratiquant différentes manœuvres, sans tir réel évidemment.

Une séance de recrutement est prévue le 8 octobre à la salle de la Légion canadienne à compter de 19 h.

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