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Et c’est parti… pour créer la Maison Marie Pagé

Geneviève Rivard, Nicole Deshaies, Nicole Cloutier et Chantal Charest

Geneviève Rivard, Nicole Deshaies, Nicole Cloutier et Chantal Charest

Publié le 24 Novembre 2010
Publié le 24 Novembre 2010
Hélène Ruel  RSS Feed

Elles y travaillent depuis un an à ce projet de création d’une maison en soins palliatifs qu’elles ont déjà «baptisée» du nom de Maison Marie Pagé, un vocable associé chez nous au concept des soins de fin de vie.

Sujets :
Maison Marie Pagé , Corporation , MRC , Québec , Territoire des Bois-Francs , Territoire de Victoriaville

«Elles», ce sont des femmes comme Nicole Deshaies, Nathalie Provencher, Maryse Provencher, des bénévoles de l’organisme Albatros ayant lancé l’idée.

Elles se sont associé d’autres femmes, leur «mentor» Nicole Cloutier, responsable d’Albatros, Chantal Charest, coordonnatrice de la Corporation de développement communautaire des Bois-Francs et Geneviève Rivard qui, dans son coin, «rêvassait» elle aussi à un projet de maison.

Elles viennent de rendre leur intention publique, attendant les lettres patentes de ce nouvel organisme à but non lucratif, Maison Marie Pagé.

Du travail a été fait, mais il en reste encore beaucoup afin de faire naître cette maison qu’on veut chaleureuse et respectueuse des gens en phase terminale… et de leurs proches. Et qu’on souhaite ouvrir le plus tôt possible… pas dans dix ans!

Une maison «gratis»!

Sans ambages, Chantal Charest a dit espérer que quelqu’un, quelque part sur le territoire des Bois-Francs et de l’Érable, donne une maison (pour y aménager six chambres) au nouvel organisme, priant les agents d’immeubles de s’abstenir. «On veut la maison gratis!». Un tel don favoriserait l’émergence plus rapide de la nouvelle ressource… et réduirait forcément les investissements, pense-t-on.

Les instigatrices du projet ne précisent pas que la maison devrait se situer spécifiquement sur le territoire de Victoriaville. «Évidemment, on cherche un endroit accessible… et pas à l’autre bout du territoire, la maison devant desservir les deux MRC.»

Entre le domicile et l’hôpital

Toutes croient que ce genre de maison répondrait à un besoin, même dans une région comme la nôtre où les services à domicile sont très développés. Chez nous, 49% des patients rendent leur dernier souffle, à leur domicile, comparativement à 9% au Québec.

«Ça ne peut pas jouer contre nous, croit Nicole Cloutier. Au contraire!»

Elle dit que ces statistiques démontrent qu’il y a une expertise extraordinaire des soins à domicile, celle du CLSC et d’Albatros. L’organisme, créé en 1993, forme des bénévoles à accompagner des personnes atteintes d’une maladie incurable. «On est présence, écoute, respect, discrétion, discrétion, discrétion!», a précisé Mme Cloutier.

Cette expérience servirait à rendre vite fonctionnelle une maison de fin de vie, croit-elle.

Elle ajoute que ce ne sont pas tous les patients qui ont choisi de mourir chez eux et que beaucoup d’autres se sont retrouvés à l’hôpital soit en raison de l’épuisement de leurs proches… ou encore parce qu’ils n’avaient pas d’aidants naturels à leur chevet.

Le plan d’affaires

On est à rédiger le plan d’affaires de la Maison Marie Pagé et à fignoler tout le dossier en vue de le présenter à l’Agence régionale de la santé et des services sociaux, espérant une accréditation et un financement. Au Québec, il existe 23 maisons de ce genre, 10 sont en attente d’une réponse favorable.

Les instigatrices ont rencontré les intervenants auprès des malades, de même que les autorités du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d’Arthabaka-et-de-l’Érable. «Il nous faut établir des liens avec l’établissement puisque la Maison offrira aussi des soins.» Et on aura aussi besoin de l’appui de la population, de son appui financier.

Un échec… jadis

Pourquoi, aujourd’hui, cette maison pourrait se concrétiser alors qu’un projet similaire avait échoué il y a une dizaine d’années? Nicole Cloutier dit que le projet mobilise aujourd’hui plus de gens. Elle se souvient de la tentative ratée de jadis.

«On nous avait fait une proposition, nous faisant miroiter un projet… puis on nous a abandonnés», a-t-elle dit.

Cette fois devrait être la bonne, croit sœur Odette Lavallée, fondatrice de la Maison Vallée-des-Roseaux à Baie-Comeau, prête à appuyer les premiers pas de la Maison Marie Pagé. Elle dit que c’est la «peur» qui a paralysé le premier projet. Cette fois-ci il n’y a pas de peur… et beaucoup de cohésion parmi celles et ceux (puisqu’il y a quelques bénévoles masculins aussi!) qui travaillent à créer la nouvelle ressource. Et surtout, ajoute la religieuse, déjà toutes et tous mettent le patient au cœur de la mission.

Religieuse hospitalière, sœur Odette n’a évidemment pas connu la fondatrice de sa congrégation, sœur Marie Pagé. Cette dernière a fondé l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska. Les plus âgés se souviendront du Centre Marie-Pagé, cette unité de soins palliatifs qui se trouvait au quatrième étage de l’hôpital. Le choix du nom de la future ressource s’est imposé de lui-même, a-t-on souligné.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    claude
    - 24 Novembre 2011 à 08:12:07

    ma mere a un cancer de l'estomac fasse terminal. j'aimerais avoir des informations sur les soins palliatifs qui se donne dans votre maison. merci a l'avance de votre colaboration.

    Ce commentaire est offensant

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