«C’est un fanatique religieux» - André Drouin

Bernard
Bernard Lepage
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

André Drouin estime que Jean Tremblay est un «fanatique religieux» au même type que les musulmans qui obtiennent des accommodements raisonnables au nom de leur religion.

Présent lors de la visite de Pauline Marois à Shawinigan mardi soir, André Drouin a été assailli par une meute de journalistes.

«C’est une preuve que le fondamentalisme religieux existe aussi au Québec», estime le coauteur du Code de vie de Hérouxville. Rappelons que le maire de Saguenay a émis des propos percutants ce matin sur les ondes d’une radio à propos de Djemila Benhabib, candidate du Parti québécois dans Trois-Rivières. Mardi dans le comté qu’elle convoite, celle-ci soutenait que le crucifix à l’Assemblée nationale devrait être retiré afin de confirmer le caractère laïc de l’état québécois.

«Ce qui me choque, ce matin, c'est de voir que nous, les mous, les Canadiens français, on va se faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d'Algérie, et on n'est même pas capable de prononcer son nom.», a déclaré Jean Tremblay qui mène une guerre sans merci depuis quelques années pour le droit de réciter la prière lors des séances publiques du conseil municipal.

Des propos qui ont fait bondir André Drouin, lui qui avait publiquement appuyé la candidature de Djemila Benhabib. «Premièrement, ce n’est pas une Algérienne, ça fait quinze ans qu’elle habite au Québec. Il est libre de s’exprimer, mais je ne suis pas du tout d’accord avec ce qu’il a dit. Il doit se sentir bien seul», soutient André Drouin qui estime qu’une minorité de Québécois de souche partage l’opinion du maire Tremblay. «Pas plus de 3%. La majorité pense comme moi», croit-il.

André Drouin tient à préciser que, quoique similaire sur certains points, le combat qu’il défend depuis cinq ans pour l’affirmation de la culture québécoise n’est fondamentalement pas comparable avec celui du coloré politicien du Saguenay. «Il faut faire une distinction entre les traditions et la religion. Pour moi par exemple, un sapin de Noël, ça fait partie de notre tradition. Ce n’est pas un symbole judéo-chrétien.»

L’ancien conseiller municipal à Hérouxville affirme que si la question de la prière était venue sur la table lorsqu’il était en poste, sa réponse n’aurait pas tardé à venir. «Un hôtel de ville, ce n’est pas une église, ni une chapelle.»

Organisations: Parti québécois, Assemblée nationale

Lieux géographiques: Québec, Saguenay, Trois-Rivières Algérie

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires