Une messe inaugurale a été célébrée en l'église Saint-Wenceslas dimanche dernier, 8 janvier 2012, avec une importante assemblée de paroissiens venus de toutes les communautés concernées. Cette célébration était présidée par Mgr André Gazaille, évêque de Nicolet, qui concélébrait avec l'abbé Gilbert Héon, curé de la paroisse Saint-Frère-André. Pour l'occasion, les chorales des quatre communautés se sont réunies en une seule voix. Les paroissiens ont aussi fait connaissance avec les marguillers membres de la nouvelle assemblée de fabrique, élue le 14 décembre dernier.
«Nous avons déjà appris à travailler ensemble puisque les quatre paroisses composaient l'unité pastorale des Quatre Vents depuis 2003», souligne Nicole Aubry, agente de pastorale au service de ces communautés depuis plus de huit ans. Celle qui assurait l'animation de la célébration inaugurale parle ainsi d'une expérience de «l'être ensemble», dont les moments forts ont été évoqués par une vidéo à l'ouverture de la messe.
Un peu partout dans le diocèse de Nicolet, des groupes de travail ont entrepris des démarches en vue de la création de nouvelles paroisses; ceux-ci sont composés de deux représentants de chaque communauté faisant habituellement partie d'une même unité pastorale, en plus du curé et parfois d'un autre membre du personnel pastoral. Le plus souvent, ces communautés partagent déjà des ressources humaines et matérielles, comme c'était le cas à Saint-Frère-André.
Il s'agit du quatrième réaménagement paroissial à prendre effet en milieu rural au Centre-du-Québec, Saint-Frère-André étant la huitième nouvelle paroisse du diocèse de Nicolet. Au total, 32 anciennes paroisses ont ainsi formé de nouveaux ensembles administratifs, territoriaux et pastoraux. «Dans la nouvelle paroisse, les anciennes paroisses deviennent des communautés locales. Elles en sont les parties constituantes; elles en conditionnent même la vitalité. Il ne s'agit donc pas de les faire disparaitre, mais de les mettre en communion les unes avec les autres et développer des liens de proximité, des milieux de vie», indique l'Orientation diocésaine sur la nouvelle paroisse, publiée en janvier 2008.
D'un point de vue administratif et légal, le décret promulgué par Mgr André Gazaille le 30 novembre dernier annonce la suppression des paroisses Sainte-Eulalie, Saint-Wenceslas et Saint-Raphaël; parallèlement, ce décret élargit les limites territoriales de la paroisse Saint-Léonard pour épouser celles des quatre paroisses ensemble. La paroisse Saint-Léonard voit son nom modifié pour Saint-Frère-André, dont la fête liturgique est célébrée le 6 janvier. «Cette façon de procéder a simplement pour but d'éviter des tracasseries administratives», explique Mgr Simon Héroux, chancelier diocésain. Il précise que c'est au choix du groupe de travail de demander à l'Évêque la dissolution de toutes les paroisses pour en créer une nouvelle ou d'en conserver une active tout au long du processus, comme cela s'est avéré dans tous les réaménagements paroissiaux du diocèse jusqu'ici.
Les quatre églises auront désormais le même registre des baptêmes, des mariages et des funérailles; les registres des anciennes paroisses seront tous conservés en fonds distincts au siège de la paroisse Saint-Frère-André. Les quatre cimetières conserveront leur propre registre des sépultures. Depuis un certain temps, déjà, tous les presbytères de ces communautés avaient été cédés à de nouveaux propriétaires. Au plan physique, les bureaux de la paroisse Saint-Frère-André sont situés dans le même immeuble qui abritait autrefois le presbytère de Saint-Léonard; ces bureaux sont cependant en location et l'édifice n'est plus la propriété de la fabrique.
Saint-Frère-André, dans le diocèse de Nicolet, serait la première paroisse au Québec à adopter le patronage du portier de l'Oratoire Saint-Joseph; plusieurs communautés catholiques à travers le monde s'y sont toutefois déjà confiées, depuis sa canonisation en octobre 2010.