Une vingtaine de jeunes du Centre-du-Québec représenteront la région 17 et porteront les préoccupations d’ici à ce congrès qui devrait une fois de plus réunir plusieurs centaines de jeunes prêts à réfléchir ensemble pour l’avenir de la Belle Province. Le thème du congrès est d’ailleurs évocateur : «Le Québec : un travail d’équipe».
«La thématique assez large pour ne pas contraindre l’imagination et les idées des jeunes», a noté le responsable du congrès, Julien Gagnon.
Pour permettre au plus grand nombre de se faire entendre, la Commission jeunesse du PLQ a lancé un forum sur le site Web du congrès (www.congresjeunes.com). Son président, François Beaudry, espère que les jeunes d’ici et d’ailleurs, membres ou non de la formation de Jean Charest, utiliseront cette plateforme pour faire entendre leur voix.
«On rencontre des jeunes de chacune des régions. On discute, on prend leur opinion en note dans une optique de propositions de résolutions qui seront présentées au congrès. Mais comme 95 % des gens ne sont pas membres d’un parti politique, il faut prendre d’autres dispositions pour consulter les gens, pour savoir jusqu’où ils sont prêts à aller», a-t-il affirmé, en ajoutant que les observateurs sont les bienvenus au congrès.
Les jeunes libéraux convient leurs pairs à une réflexion sur les grands modèles de la société québécoise. Selon eux, le Québec fait face à d’innombrables défis, dont celui de la démographie, et c’est dès maintenant qu’il faut jeter les bases «de comment les choses doivent se dérouler».
Ainsi, ce sont des thèmes tels l’éducation (accessibilité, financement, bilinguisme au primaire, etc.), l’exploitation des richesses naturelles (l’eau en particulier), l’organisation du travail (incluant la démocratie syndicale) qui seront la matière première des jeunes libéraux lors du congrès du mois d’août. «On ne se le cachera pas : le Québec a de gros défis à relever. Il faut repenser tout le modèle québécois sans nécessairement tout remettre en question. Notre mandat est de créer des débats, de faire le pas supplémentaire, de susciter une réflexion, particulièrement sur les sujets qui concernent les jeunes», a précisé M. Beaudry. «Les jeunes libéraux ont toujours su être une source de changement, d’innovation et de créativité pour le Québec. La Commission jeunesse entend proposer des actions audacieuses, ciblées et adéquates», a renchéri M. Gagnon. À titre d’exemple, notons l’amorce de réflexion en regard de la gestion de l’eau. Les jeunes libéraux aimeraient que l’État puisse tirer des profits de l’exploitation de cette richesse naturelle, l’or bleu. Rappelons que le Québec est la première réserve mondiale d’eau potable. «L’eau pourrait devenir créatrice de richesse, pour payer nos infrastructures, notamment. Dans la mesure où sa protection est assurée, et c’est essentiel, on pourrait penser à faire de l’argent avec», a insisté le président de la Commission jeunesse du PLQ.
Flèches à l’ADQQuestionné à savoir s’ils étaient mal à l’aise avec les critiques adressées au gouvernement en raison de son inaction et de son immobilisme, principalement à cause de la commande d’études et de rapports qui meurent au feuilleton, les représentants de la Commission jeunesse ne s’en formalisent guère.
À leur avis, le gouvernement de Jean Charest a fait plusieurs pas qui ont mis le Québec sur la carte, quoi qu’en disent le député de Drummond et ses collègues de l’opposition officielle. «On a juste à penser à l’entente avec l’Europe. Ce gouvernement a fait beaucoup pour faire avancer la situation du Québec sur la scène internationale. Mais dans un contexte de gouvernement minoritaire, il ne peut pas faire adopter autant de projets de loi qu’il le souhaiterait. Nous, on est très fiers d’être au PLQ», a déclaré François Beaudry. «On dit souvent que dynamisme et jeunesse vont de pair, mais on n’observe rien de cela à l’ADQ (Action démocratique du Québec). C’est drôle que ces critiques viennent d’un parti qui est ni avant-gardiste, ni même progressiste», a ajouté Julien Gagnon.