La CSST met en cause un mécanisme de retenue défectueux



Publié le 17 Juin 2008
Publié le 18 Juin 2010
 

Un travailleur meurt écrasé

Un mécanisme de retenue défectueux est à l’origine du décès d'Éric Staples survenu le 17 février dernier. Ce dernier est mort écrasé sous un chariot à roulettes rempli d’œufs.

Sujets :
CSST , Ovac

Le travailleur de l’entreprise Ovac venait de terminer le remplissage du chariot et s’affairait à faire redescendre ce dernier. C’est à ce moment que le chariot a roulé en bas de la plate-forme élévatrice sur laquelle il reposait pour se renverser sur le travailleur. L’entreprise de Saint-Nicéphore a été mise à l’amende.

Écrasé par près de 370 kg

Le jour de l’accident, Éric Staples procède au remplissage d’un chariot à roulettes en insérant des contenants de plastiques remplis d’œufs sur les tablettes.

Le chariot est installé sur une plate-forme élévatrice munie d’un adaptateur. Lorsque le remplissage est complété, il commande la descente de la plate-forme pour l’amener au niveau du plancher de l’usine.

Le chariot, qui pèse près de 370 kg, roule alors en dehors de l’adaptateur et tombe à la renverse sur le travailleur. Son collègue de travail soulève rapidement le chariot pour le libérer et les premiers soins lui sont prodigués. Le travailleur est transporté à l’hôpital où son décès est constaté.

Mieux identifier les dangers

L’enquête a permis à la CSST de retenir trois causes pour expliquer cet accident. En premier lieu, la méthode de travail utilisée, soit celle de remplir le chariot de la tablette du haut vers celle du bas, est dangereuse.

De plus, le mécanisme qui sert à retenir ce même chariot est défectueux. Finalement, l’organisation et la supervision du travail entourant le remplissage du chariot sont déficientes.

Révision de l’organisation du travail

À la suite de l’accident, la CSST a interdit l’utilisation des deux plates-formes élévatrices où s’effectue le remplissage des chariots. Avant de pouvoir les remettre en fonction, l’entreprise devait mettre en place des mesures de sécurité et réviser son organisation du travail quant à l’utilisation des plates-formes élévatrices. À ce jour, l’interdiction d’utiliser les plates-formes est toujours en vigueur.

La CSST considère que l’employeur Ovac a agi de manière à compromettre la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d'infraction lui a été délivré. Pour cette infraction, l'amende peut varier de 5 000 $ à 20 000 $ pour une première offense ou de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.

L’importance des entretiens préventifs

La CSST rappelle aux entreprises qu’il est primordial de faire régulièrement des entretiens préventifs sur les dispositifs de sécurité afin que ces derniers soient toujours fonctionnels.

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

La Nouvelle Union n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

loading...

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct

Publicité