«Sous toutes les coutures», M. Brière parlera de l’histoire de l’industrie du vêtement à Victoriaville lors de la conférence annuelle de la Société d’histoire et de généalogie de Victoriaville, le dimanche 18 mars à 9 h 15.
Des années 1920 jusqu’aux années 1980, l’histoire de Victoriaville a été faufilée, c’est le cas de le dire, par les nombreuses manufactures de vêtement. Des traces, il en reste à travers des bâtiments, certains toujours debout, comme l’édifice provincial du 62, rue Saint-Jean-Baptiste où s’abritait la Fashion Craft ou encore cet édifice de la rue Laurier qui loge l’école Zig Zag, l’ancienne Victoria Shirt.
M. Brière parlera de l’industrie sous l’angle économique, mais aussi des gens qui y travaillaient, de leurs conditions de travail, pénibles, bien souvent. C’est d’ailleurs à Victoriaville, en 1934 que naissait le premier syndicat catholique canadien regroupant à peu près tous les employés des usines de chez nous.
L’industrie du vêtement, si florissante, s’est finalement effilochée et de nombreuses usines ont fermé leurs portes au cours de la décennie 1980.
La conférence sera illustrée de photographies.
«C’est un premier coup de pelle!», dit M. Brière, alors que la Société d’histoire et de généalogie a amorcé des recherches pour produire un ouvrage sur l’industrie du vêtement.
On recherche d’ailleurs des gens ayant travaillé dans ces manufactures qui pourraient fournir des renseignements utiles aux chercheurs.
10 ans!La conférence sur l’industrie du vêtement ponctuera, d’une certaine façon, l’année du 10e anniversaire de la Société d’histoire et de généalogie de Victoriaville. Une coïncidence, en fait, a admis Noël Bolduc, membre du conseil d’administration de l’organisme.
Il a rappelé que la Société a été fondée en juin 2002 de la volonté de passionnés d’histoire… et de généalogie. Quatre de ces passionnés se sont succédé à sa présidence, Jacques Brière, Jean-Paul Lainesse, Carolle Plamondon et Gaétan Morin.
Elle s’est donné une double mission, s’approprier et surtout diffuser l’histoire de Victoriaville et des bouts du passé d’autres municipalités avoisinantes d’où proviennent des Victoriavillois.
La diffusion emprunte diverses formes, un bulletin trimestriel (Mémoire vivante), des conférences, des expositions, des émissions «Notre histoire» à la Télévision communautaire des Bois-Francs, le programme Jeunéalogie pour lequel elle a remporté des prix, des cahiers et des ouvrages.
Des publications, elle en a quelques-unes à son actif : Histoire du meuble à Victoriaville, L’Union, 140 ans (2007), Société d’agriculture 1858-2008 et une quinzaine de répertoires de mariages, baptêmes et sépultures de paroisses du comté d’Arthabaska. On pourrait aussi ajouter l’album retraçant tous les maires de Victoriaville, Sainte-Victoire et Arthabaska.
On attend toujours la publication de l’histoire de Victoriaville (1861-2011). «On est en retard», a reconnu M. Bolduc. Mais tant qu’à faire, vaut mieux bien le faire, a-t-il laissé entendre. L’ouvrage, un volume important, devrait sortir d’ici la fin de 2012.
Il faut dire que la Société a été accaparée, l’an dernier, à alimenter les organismes souhaitant souligner le 150e anniversaire de Victoriaville.
On peut aussi s’attendre à la publication d’un répertoire des toponymes de Victoriaville si on met la main sur les informations qui manquent relativement à des noms de rue. Par exemple, la rue St-Jean-Baptiste fait-elle référence à un ancien maire… ou au saint?
Une autre activité devrait souligner le 10e anniversaire de la Société. On n’en connaît pas le contenu, on sait seulement qu’il s’agira d’un brunch dominical, le 9 septembre.
Les personnes intéressées par la conférence du 18 mars à la Place 4213 peuvent réserver leur place en composant l’un des numéros de téléphone suivants : 819 350-6958, 819 795-3691, 819 795-3721, 819 752-6007 ou le 819 751-1363 ou encore par courriel (shg.victoriaville@videotron.ca). Les bureaux de la Société, situés au 841, boulevard des Bois-Francs Sud, sont ouverts du mardi au jeudi.
