Steve et Lucie rêvent d’un avenir meilleur

Claude Thibodeau
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Le Victoriavillois Steve Lehoux ne va finalement pas beaucoup mieux depuis novembre 2008, moment où le www.lanouvelle.net avait fait état de sa situation. Sa contrainte sévère à l’emploi lui assure un certain revenu. Le hic, c’est que l’aide sociale amputera ce revenu si sa conjointe Lucie se trouve un travail.

Steve Lehoux et sa conjointe Lucie

Ce qu’elle aimerait bien faire d’ailleurs pour améliorer le sort du couple, parent de deux enfants. «Steve vit avec une douleur physique continuelle, mais le pire aussi, c’est dans sa tête, souligne Lucie en entrevue. Nous sommes toujours à court d’argent. Nous devons demeurer à la maison. On ne peut rien faire, mes deux enfants sont brimés.»

Steve Lehoux, né avec une malformation à la colonne vertébrale, a vu sa condition se détériorer par un déplacement de côtes. Malgré tout, il a pu travailler pendant une courte période, entre 1998 et 2003, une période de trois ans et demi.

Or, il lui manquerait, note-t-il, que six mois de travail pour obtenir un statut d’invalidité qui lui permettrait de toucher une allocation de la Régie des rentes sans pénalité si sa conjointe obtenait

un emploi.

«De la façon que ça se déroule présentement, on risque de vivre ainsi jusqu’à notre vieillesse. Ce n’est pas une vie», témoigne Lucie.

Malgré son état, entre autres son estomac affaissé qui rend difficile son alimentation, Steve Lehoux a déjà travaillé un peu. «J’ai contribué au gouvernement, mais je n’ai pas de retour d’ascenseur. Certains m’ont même fait savoir qu’une séparation pourrait constituer une avenue», déplore-t-il.

Mais Steve et Lucie ne sont pas du genre à tromper le système. «Certains le font. Nous, on marche droit et on se fait taper sur les doigts», souligne la femme de 30 ans.

L’avenir, pour le moment, du moins, ne s’annonce pas très bien. «On se fait fermer des portes un peu partout», mentionne le couple qui n’aspire pourtant qu’à améliorer son sort. «Nous sommes au neutre dans notre vie, confie Lucie. Normalement, à notre âge, on devrait être rendu à s’acheter une maison. Mais non, il nous faut plutôt trouver de l’argent pour l’épicerie. Et nous faisons appel à tous les services disponibles, Sécurité alimentaire et autres.»

Le couple souhaite avancer, évoluer. «On ne peut rester comme ça, ce n’est pas vivable. Pour le moment, on attend, rien ne bouge», fait remarquer Steve Lehoux.

«Nos journées sont toutes pareilles, poursuit Lucie. Comme si nous ne faisions que nous bercer à 70 ans.»

Steve et Lucie se fréquentent depuis maintenant 14 ans. «La situation que nous vivons, nous ne l’avons pas choisie», dit-elle.

Malgré tout, ont-ils confiance en l’avenir? «J’effectue certaines démarches», fait savoir Lucie, sans élaborer davantage.

Steve, lui, se serait fait conseiller de faire appel à un avocat. «D’autres me suggèrent toutefois de ne pas embarquer dans cette galère, que c’est trop gros, la machine gouvernementale», conclut-il.

Organisations: Régie des rentes

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Derniers commentaires

  • mary
    31 juillet 2012 - 19:09

    cest pareil pour nous .... ce malheureux mais on peut pas sen plaindre publiquement et nous nuire soi meme ..