Les policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés à intervenir et ont même dû procéder à l’expulsion de quatre membres du RDDA dont le président par intérim, Michel Vachon, et le secrétaire-trésorier, Claude Charron, venus interrompre le bon fonctionnement de la séance en dirigeant questions et commentaires à l’endroit du préfet avant la période réservée à cet effet.
Le feu avait toutefois été mis aux poudres dès le début de la séance alors qu’un autre membre, André Thivierge, s’était introduit à l’intérieur de la table ronde des membres du conseil provoquant une certaine inconfortabilité et même un certain stress parmi les maires. Il n’en fallait pas plus pour que le préfet, Donald Langlois, ajourne la séance pendant plusieurs minutes.
«Par cette allégorie, nous voulions démontrer que c’est exactement le même phénomène que l’on vit avec l’envahissement des éoliennes. Imaginons quand les 50 mégastructures seront implantées», d’expliquer le secrétaire-trésorier du RDDA, Claude Charron, à l’issue de la séance, rappelant que le dernier sondage mené pour le compte du RDDA stipule que 40% de la population ne veut pas du projet.
À la reprise de la séance, le conseil des maires a réussi à passer à travers de l’ordre du jour sous présence policière. C’est d’ailleurs M. Thivierge qui a été le premier intervenant à se voir expulsé de la salle après être intervenu sans avoir la parole.
Pour sa part, M. Langlois s’est dit déçu des agissements irrespectueux du groupe de manifestants dont certains ont été des administrateurs d’écoles et ont enseigné à nos élèves. «Il est clair que ces gens là veulent qu’on se donne des claques sur la gueule. C’est toujours le même petit groupe d’une vingtaine de personnes qui dit parler au nom des citoyens alors que c’est nous qui avons été élus pour les représenter.»
M. Langlois croit toujours qu’il s’agit d’un bon projet. «Par exemple, on parle de retombées de 100 000 $ par année pendant 20 ans pour la municipalité de Saint-Ferdinand sans qu’elle n’ait à investir. Je serai fier de dire un jour qu’on s’est tenu debout pour ce projet qui me tient également à cœur parce que c’est de l’énergie verte.»
«C’est vrai que les maires ont le cul plus proche des citoyens que ne l’ont les élus du gouvernement du Québec. On défend ce dossier à bout de bras. Ça va prendre une décision du gouvernement. On attend tous cette décision et on va vivre avec», conjure M. Langlois encore rouge de colère lorsque rencontré après la séance.

«Vous dites faire des études en science politique, attendez d'avoir votre diplôme.» En quoi devrais-je attendre d'avoir un diplôme (Et je suis à un cours de l'avoir pour votre gouverne) pour commenter les discours peu cohérents de certaines personnes qui défendent des position qui à mon sens son ridicules, voir dangereuses et coûteuses pour la population. D'abord, l'implantation d'éoliennes éparses sur un territoire est dommageable pour le territoire et en tant que défenseur d'un développement durable, dans la mesure ou ça permet une limitation des dégâts dues au développement, j'analyse ce projet comme le projet d'une entreprise capitaliste qui s'installe sur un territoire donné dans la recherche du profit sans tenir compte des réalités locales ou des populations locales (ce qui est normal, donc jusqu'ici rien de mal). Le problème c'est qu'il s'agit d'un projet limité dans le temps, c'est à dire que la durée du projet est limitée. Les infrastructures seront mises en place et quelques temps avant la fin du projet, la compagnie se retirera et nous serons sans doute prisonnier de ces tours (durée de vie de 25 ans) et auront à gérer nous même le démantèlement. Aussi, on ne parle pas d'un parc éolien comme on en voit en Gaspésie ou dans plusieurs pays. On parle d'éoliennes éparses, donc d'une plus grande surface du territoire affecté par les lignes électriques, les routes de transport de matériel, etc. Environnementalement parlant et socialement parlant, le projet, tel qu'il est présenté actuellement, n'est pas viable. «La MRC n'a aucun pouvoir d'empêcher la venue d'un parc éolien, son travail est l'encadrement avec des distances minimales par exemple.Donc pourquoi cet acharnement mensuel à la MRC?» J'ai cru comprendre que votre attaque à mon titre d'étudiant signifiait que vous pensiez que je ne connaissais pas le rôle d'une MRC. En fait, qui siège à la MRC? Des élus municipaux qui eux, prennent des décisions et qui plus est, ces élus sont tous partie prenante dans la situation qui nous intéresse. Donc que ce soit lors des réunion de la MRC ou du conseil municipal, la perturbation est aussi valable à une place qu'à l'autre. «Deuxièmement les éoliennes seront sur des terres ou il y a une volonté "populaire" des propriétaires,ils sont chez eux.Il n'y en aura pas sur votre terrain.» En fait, il y a déjà eu jurisprudence à maintes reprises sur des question semblables. L'émission par un propriétaire d'une nuisance pour son voisin est légalement interdites selon certaines conditions. Prenez pour exemple l'interdiction d'émettre des sons trop important après 11h à Montréal sous peine de contravention. Or il est répertorié que certaines personnes ont déjà été affectés physiquement par la présence d'éoliennes à proximité de chez elles. Ainsi, que l'éolienne soit placée sur la terre d'un particulier n'a pas d'incidence sur la jurisprudence à ce niveau. «Pour ce qui est de la vrai volonté populaire, nous sommes 3180 de population et à chaque mois c'est toujours les mêmes 20 ou 30 personnes qui protestent.» Nous sommes près de 50 000 étudiants à l'UQAM dont plus de la moitié, selon les mandats démocratiques adoptés en assemblées générales, sont opposés à une hausse des frais de scolarité. Cependant, nous sommes très peu dans les manifestations. Le nombre de protestataires n'est pas équivalent à l'ampleur d'un mouvement.