Le député d'Arthabaska, Claude Bachand, s'est fait, mardi, l'enthousiaste porte-voix du ministre Clément Gignac pour annoncer l'octroi de ce prêt de 450 000 $ pour la nouvelle usine que Gaudreau a construite, au coût de 4,8 millions $, rue de la Bulstrode à Victoriaville, juste devant le centre de tri. Le prêt a été octroyé pour huit ans, les trois premiers sans intérêt.
Gaudreau Environnement a investi un peu plus de 5 millions $ à Victoriaville au cours de l'année pour construire et équiper ce centre de transformation et pour se doter d'un nouveau siège social sur le boulevard de la Bonaventure.
Et Johnny Izzi, directeur général de l'entreprise, n'a pu faire autrement que d'annoncer, du même souffle, que Gaudreau Environnement était devenue, quelques heures plus tôt, la seule actionnaire d'Unical, une société dont elle possédait 50% des parts, depuis 2004. Elle a acheté toutes les actions de son partenaire, André Racine.
Unical exploite deux usines pour la transformation du verre récupéré, une à Longueuil qu'il faudra moderniser au coût de 7 ou de 8 millions $, estime M. Izzi, et une autre, toute neuve, à Brampton (Ontario) qu'elle a construite, en 2009, au terme d'investissements de 14 millions $.
Gaudreau Environnement possède ainsi deux types d'usine où elle peut transformer le verre et le plastique provenant de la collecte sélective.
À Victoriaville, la nouvelle usine est presque entièrement rodée, équipée pour transformer le plastique de 35 000 tonnes de contenants en flocons ou en billes. «Ce qui devient une matière première pour les fabricants», a précisé M. Izzi. L'entreprise obtient ainsi un meilleur prix pour des matières revalorisées par cette transformation.
L'usine tourne avec six employés, un lecteur optique (technologie française) pouvant différencier les contenants, selon la couleur, le type, la catégorie de plastique avec lequel ils sont fabriqués.
À Longueuil et à Brampton, les deux usines traitent les contenants et les bouteilles, en concassant minutieusement le verre.
Gaudreau Environnement attend toujours, de Recyc-Québec, la confirmation d'une subvention de 500 000 $ pour entreprendre la modernisation du centre de tri construit en 1995, inauguré en 1996, lequel accueille 50 000 tonnes de matières en provenance de la collecte sélective.
Ce projet de modernisation, nécessitant des investissements entre 2 et 2,5 millions $, a dit M. Izzi, est annoncé depuis plusieurs mois. «On s'attend à ce que l'approbation vienne à la fin de janvier.»
L'année 2009, celle du 51e anniversaire de l'entreprise aura également été marquée par l'obtention du contrat de collecte dans les arrondissements La Cité-Limoilou et Les Rivières à Québec et par l'acquisition des actifs de Tri-Recy de Bécancour, une entreprise de location de conteneurs pour les déchets et la collecte de résidus de construction et de démolition.
Ces contrats et ces acquisitions ont fait passer le personnel de Gaudreau Environnement de 125 il y a quatre ans à près de 400 en 2010, a souligné M. Gaudreau.
Présent lors de la conférence de presse, le maire de Victoriaville, Alain Rayes, a prédit un bel avenir pour le développement durable et la création d'emplois, lui qui s'est attardé, depuis son élection, à des entreprises comme Peintures récupérées, Industek et Gaudreau Environnement. «On est juste au début du développement durable!», a-t-il dit.
