Directrice de l’école depuis quelques mois, Liette Provencher ne cache pas que l’enrichissement de la carte des programmes constitue une sorte de passage obligé.
Au fil des années, la clientèle de l’école secondaire de Princeville a connu une inquiétante érosion. À l’époque où Mme Provencher y enseignait, il y a une vingtaine d’années, Sainte-Marie accueillait quelque 600 élèves. Elle n’en reçoit plus que 292 aujourd’hui.
«On ne craint pas qu’elle ferme, mais on perd des joueurs!», constate-t-elle. Elle sait exactement que, du bassin naturel de desserte de l’école princevilloise (comprenant Princeville, Saint-Louis-de-Blandford, Saint-Rosaire, Saint-Norbert-d’Arthabaska, Sainte-Hélène-de-Chester) au moins 173 élèves préfèrent se diriger vers les écoles secondaires de Victoriaville, attirés par les langues modernes, les sports études, le programme d’éducation internationale. Même La Samare à Plessisville draine des élèves avec son programme Ouverture sur le monde et programme de soutien scolaire que Princeville voudrait pouvoir offrir.
Malgré les efforts de l’école Sainte-Marie, la croissance continue de son taux de diplomation, des parents… et leurs enfants choisissent de sortir de leur bassin de desserte scolaire.
Alors, durant la période des fêtes, Liette Provencher a beaucoup jonglé sur les moyens de rendre l’école plus attractive, sachant très bien qu’elle ne pourrait «rivaliser» en matière de sports d’élite.
Toutes les étapes de consultation ne sont pas terminées, mais, jusqu’à maintenant, le projet aurait reçu un accueil enthousiaste de l’équipe-école, précise Mme Provencher. Les parents seront bientôt conviés à des séances d’information sur les modifications que l’on veut apporter tant à l’offre qu’à l’horaire des cours.
Selon le scénario actuellement à l’étude, tous les élèves de l’école Sainte-Marie seront invités, pour la prochaine rentrée scolaire, à choisir deux programmes particuliers parmi ceux offerts. Aux choix habituels qui n’étaient proposés que sous forme d’options, à raison de quelques heures par semaine, on ajoutera la possibilité des langues modernes (anglais et espagnol) et le nouveau programme de santé globale. Ce dernier sera dispensé en exclusivité à Princeville invitant les élèves à la pratique de plusieurs sports en plein air (vélo, golf, etc.), à des cours sur l’alimentation, le secourisme.
La grille horaire sera aussi chamboulée. Chacune des quatre périodes académiques quotidiennes sera ramenée de 75 à 60 minutes, les 90 minutes de dîner raccourcies de 30, cela pour permettre aux élèves de s’adonner tous les jours (entre 14 h 20 et 15 h 50) aux apprentissages du programme de leur choix (langues, harmonie, arts de la scène, etc.).
Parce qu’on aura raccourci le temps du dîner, on fera disparaître les périodes de récupération à ce moment de la journée. «Si, par exemple, un élève a du rattrapage à faire en mathématiques, il pourra s’y consacrer en après-midi, au lieu d’avoir l’impression de sacrifier sa pause dîner comme s’il était en retenue.»
Les parents d’élèves fréquentant «la plus privée des écoles publiques» comme aime à se désigner l’école Sainte-Marie, ainsi que les parents d’écoliers de sixième année recevront une lettre les informant de ces propositions de changement.
Trois réunions d’information sont prévues, toutes à la place des arts de l’école : une le samedi 4 février à 9 heures pour les parents d’écoliers de sixième année, une autre pour ces mêmes parents le lundi 6 février à 19 heures et une troisième pour les parents des élèves fréquentant actuellement l’école secondaire le mercredi 15 février à 19 heures.
