Près d’une centaine de femmes ont osé!

Steven Lafortune
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C’est au cégep de Victoriaville que le comité féministe de la Maison des femmes des Bois-Francs a décidé d’élire domicile pour la journée d’ateliers «Osez le féminisme! Chacune a son mot à dire!». Au total, 95 participantes se sont rassemblées pour discuter des différents enjeux de la femme dans la société d’aujourd’hui.

De nombreux ateliers ont eu lieu, samedi, lors de la journée «Osez le féminisme! Chacune a son mot à dire!» de la Maison des femmes des Bois-Francs.

«Nous étions impatientes de pouvoir enfin la réaliser, car nous l’avons annulée à la suite des évènements du 4 mai dernier. En plus, avec la présence de la Fédération des femmes du Québec, nous avons eu une vision supplémentaire, qui nous a fait vivre de beaux moments», a déclaré l’agente de développement de la Maison des femmes des Bois-Francs, Marie Line Molaison.

Elle retient de ce rassemblement que les femmes veulent être dans l’action. «Nous avons ravivé les flammes et brassé les idées, mais je sens que nous avons créé un souhait se rencontrer plus régulièrement. Le slogan a très bien marché, puisque les femmes ont osé le féminisme et chacune s’est exprimée. Nous sommes donc très heureuses de notre journée», a-t-elle ajouté.

La présidente de la FFQ, Alexa Conradi, a profité de sa présence à cette activité pour divulguer un peu plus d’informations sur un projet de l’organisme, États généraux de l’analyse et de l’action féministe.

L’objectif de ce projet est de renouveler les réflexions pour comprendre où sont les difficultés dont les femmes sont victimes aujourd’hui et identifier des solutions. «Nous sommes présentement en tournée à travers le Québec et nous prévoyons organiser un grand forum à Montréal en novembre 2013. Ce congrès nous guidera sur des solutions pour que les femmes connaissent l’égalité au sens économique, du côté de la violence et des stéréotypes», a-t-elle dévoilé, ajoutant que les Centricoises sont des pionnières du vouloir des femmes à replacer les perspectives féministes au cœur de la vie publique, politique et économique.

Des femmes…radicales!

Parmi les ateliers prévus, une chasse au trésor féministe permettait aux participantes de se situer sur l’échelle des écoles de pensée de ce mouvement. À la grande surprise de Marie Line Molaison, la plupart d’entre elles penchaient vers le féminisme radical.

Mais pour Mme Conradi, le mot radical ne réfère pas au côté extrémiste du féminisme. «Le mot radical veut dire aller à la racine du problème. Elles ne veulent pas simplement travailler sur les effets, elles veulent travailler sur les causes.»

Des conditions difficiles au Centre-du-Québec

Par contre, la bataille est loin d’être gagnée pour les femmes du Centre-du-Québec. Francine Ducharme, coordonnatrice de la Table de concertation du Mouvement des femmes du Centre-du-Québec, précise que les Centricoises gagnent 66% du salaire des hommes. De plus, elle renchérit sur le fait qu’elles sont très présentes dans le secteur tertiaire et qu’elles sont «championnes du salaire minimum, du travail précaire et du temps partiel».

De son côté, Alexa Conradi admet que l’augmentation des salaires sera un des défis à relever dans un avenir rapproché. «Le fait de travailler dans ce genre de secteur comme la restauration et les services sont des endroits où on a dévalorisé le travail des femmes. Avec le temps, on se rend compte qu’on a valorisé les emplois majoritairement occupés par des hommes, car le salaire des femmes était considéré comme un revenu supplémentaire. Ce changement de mentalité n’a pas été accompli jusqu’à maintenant pour améliorer le salaire des femmes», a-t-elle expliqué.

Organisations: Fédération des femmes du Québec, Maison des femmes des Bois-Francs

Lieux géographiques: Québec, Montréal

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