La région s’unit pour lutter contre la maltraitance envers les personnes aînées

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Le Comité d’orientation régional a profité de la journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées pour dévoiler son premier plan d’action régional 2012- 2015 pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Le comité est fier de ce plan qui est l’aboutissement de travaux qui ont débuté en juin 2011 et qui ont permis de dresser un portait diagnostic de la maltraitance dans la région sociosanitaire de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Il résulte également d’une consultation qui s’est déroulée au mois de mars 2012 et à laquelle ont participé plus d’une quarantaine d’organisations.

Ce plan d’action invite les acteurs du milieu à travailler en partenariat et en concertation afin de mettre en place et de consolider des actions de prévention, de dépistage et d’intervention. Selon Mme Hélène

Gervais, responsable de la coordination régionale en matière de maltraitance, «c’est une bonne nouvelle de constater qu’il y a des mesures concrètes qui se mettent en place tant au niveau régional que

provincial».

À titre d’exemple, elle souligne que tous les centres de santé et de services sociaux (CSSS) de la région ont maintenant un formateur en maltraitance qui redonne la formation aux intervenants.

De plus, des travaux sont présentement en cours afin d’élaborer un protocole d’intervention sociojudiciaire.

La maltraitance est complexe et les personnes aînées font souvent l’objet de plus d’une forme de maltraitance. Par exemple, la maltraitance financière est souvent accompagnée de maltraitance psychologique ou émotionnelle. «La question de la maltraitance n’est pas simple et il faut y apporter des nuances. Il est donc important de mettre en place des actions qui permettront de répondre aux besoins des personnes aînées. Pour y arriver, il est primordial de travailler en concertation et en complémentarité avec les acteurs du milieu», d’ajouter Mme Gervais.

On définit la maltraitance quand un geste singulier ou répétitif, ou une absence d’action appropriée, se produit dans une relation où il devrait y avoir de la confiance, et que cela cause du tort ou de la détresse

chez une personne aînée.

Au Canada, les deux seules études populationnelles effectuées auprès de

personnes âgées vivant à domicile estiment le taux de prévalence entre 4% et 7 %. Conséquemment, on peut estimer que la prévalence de la maltraitance des personnes aînées habitant un domicile conventionnel pourrait s’élever, dans notre région, entre 2 750 à 4 814 personnes.Nous savons que la maltraitance est bien présente dans notre région, mais nous ne disposons pas de données permettant de mesurer sa réelle ampleur. Les seules statistiques dont nous disposons à l’heure actuelle proviennent de la Ligne Aide Abus Aînés. Ainsi, du 1er avril 2011 au 31 mars 2012, on dénombre 220 appels provenant de la région qui ont été faits à la Ligne. De ce nombre, 171 appels concernaient une situation «présumée» de maltraitance. Ces cas «présumés» étaient majoritairement des cas

d’exploitation financière/matérielle (30,06 %), de violence psychologique (24,68 %) et de négligence physique (10,76 %).

En Mauricie et au Centre-du-Québec, des acteurs sont déjà engagés depuis plusieurs années dans la lutte contre la maltraitance envers les personnes aînées comme la Table régionale de concertation des aînéEs

du Centre-du-Québec, la Table de concertation «Abus auprès des aînés» de la Mauricie et la Table régionale de concertation des aînés et des retraités de la Mauricie.

Ces organismes sont membres du Comité d’orientation régional auquel s’ajoutent les Conférences régionales des élus de la Mauricie et du

Centre-du-Québec, le ministère de la Famille et des aînés et l’Agence de la santé et des services sociaux.

En terminant, Mme Gervais mentionne qu’il n’y a pas de honte à dire que l’on est victime de maltraitance et insiste sur l’importance d’en parler et d’aller chercher de l’aide. Elle rappelle qu’il existe des ressources, telles que le 811 INFO-SOCIAL qui est accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, gratuit et confidentiel et où des intervenants psychosociaux qualifiés vous répondront.

Elle rappelle également que la Ligne Aide

Abus Aînés (1 888 489 ABUS [2287]) est une ligne d’écoute et de référence qui est accessible partout au Québec tous les jours de 8 h à 20 h.

Enfin, soulignons que les gens peuvent aussi appeler au guichet

d’accès de leur centre de santé et de services sociaux.

Organisations: CSSS, Table, Comité d’orientation régional Ministère de la Famille et des aînés Agence

Lieux géographiques: Mauricie, Canada, Québec

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