Un docteur pour stimuler la recherche au Cégep

Hélène
Hélène Ruel
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Le cégep de Victoriaville vient de recruter un post doctorant en génie électrique au titre de conseiller à la recherche. Parmi 68 candidats et candidates, Hicham Semmaoui a été choisi pour occuper un poste à mi-temps.

Hicham Semmaoui

Au conseil d'administration de l'institution collégiale, le directeur des études, Christian Héon, a dit de M. Semmaoui qu'il avait une vision large de la recherche, apte à toucher à plusieurs domaines, les sciences, les sciences humaines et le génie.

Ses récents travaux s'attardaient d'ailleurs à la sphère biomédicale.

Il a fait l'éloge de M. Semmaoui en disant qu'il pouvait réagir rapidement. «Il a toute une tête et un bon kick, ce dont on a besoin au Cégep.»

Les autorités collégiales ont été surprises d'accueillir autant de candidatures – et d'excellentes, semble-t-il – alors que le poste n'offre que du travail à mi-temps. Il semble que les gens du calibre de M. Semmaoui doivent cumuler plusieurs contrats. Ce que le nouveau conseiller fera en continuant d'honorer ses engagements avec Polytechnique et l'Université de Sherbrooke. Le conseiller de 38 ans a même décidé de résider à Victoriaville. Il réside chez nous depuis samedi.

Le directeur général, Vincent Guay, a justifié l'embauche d'un conseiller à la recherche en évoquant l'existence des trois centres de recherche du Cégep, ÉQMBO Entreprises, le Centre d'innovation sociale en agriculture (CISA) et le Centre d'expertise et de transfert technologique en agriculture biologique et de proximité (CETAB+).

Le premier vient d'ailleurs de renouveler son accréditation pour cinq ans. Le deuxième vient de l'obtenir après ses trois premières années d'existence. Ces deux centres sont reconnus comme des centres collégiaux de transfert technologique par le ministère. Le CETAB+ constitue une création du Cégep.

Chacun de ces centres pilote des projets de recherche.

Du côté d'ÉQMBO Entreprises, on s'apprête à acheminer une demande de subvention auprès de la Fondation canadienne pour l'innovation afin de pousser l'expérimentation d'un tout nouveau procédé de «soudage du bois». Des investissements de 1 million $ sont nécessaires pour mener cette recherche.

L'an dernier, c'est le CETAB+ qui obtenait une aide financière de 2,3 millions $ du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada pour piloter cinq projets de recherche différents.

Enfin, au CISA, on s'apprête à soutenir la communauté crie pour un projet de culture en serre.

De la recherche au Cégep, il s'en fait aussi en dehors du «champ» des trois centres. «Il s'en mène aussi du côté des profs», signale Christian Héon.

M. Semmaoui aura également pour tâche de travailler à l'encadrement de la recherche collégiale, ayant à élaborer une politique, un plan, un code d'éthique, a spécifié le directeur des études.

Avec l'appui d'un conseiller, a renchéri Vincent Guay, on veut favoriser l'émergence d'activités de recherche au sein de la communauté collégiale.

Organisations: Université de Sherbrooke, Centre d'innovation sociale, Centre d'expertise Fondation canadienne Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Lieux géographiques: Victoriaville

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires