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Retrouver le plaisir de bouger… pour guérir

Nicole Roy, Sonia Bergeron et Geneviève Labbé montrant quelques-uns des étirements de la méthode Lebed.

Nicole Roy, Sonia Bergeron et Geneviève Labbé montrant quelques-uns des étirements de la méthode Lebed.

Hélène Ruel
Publié le 19 Mars 2010
Publié le 16 Juin 2010
Hélène Ruel

«Pour tout le monde, mais adaptée à chacun», c’est ainsi que la thérapeute Nicole Roy décrirait le mieux la méthode Lebed, importée des États-Unis, d’abord conçue pour les femmes relevant d’une chirurgie liée à un cancer du sein. La méthode a évolué à un point tel qu’on dit qu’elle peut soulager d’autres douleurs, physiques, même psychologiques.

Sujets :
Loblaws , Groupe de femmes , Victoriaville

Le mardi 30 mars, entre 14 et 16 heures, et entre 19 et 21 heures, à l’atelier du supermarché Loblaws (à l’étage) de Victoriaville, les thérapeutes Nicole Roy, Sonia Bergeron et l’infirmière Geneviève Labbé, toutes trois instructrices formées à la méthode Lebed, offriront explications et démonstrations.

Des séances ont déjà été offertes, à Victoriaville, par l’infirmière Louise Cormier (aujourd’hui disparue). Elle-même ayant subi une mastectomie, s’était formée à la méthode. Pendant au moins une heure, chaque semaine, elle réunissait un groupe de femmes, les incitant, musique aidant, à s’adonner à des mouvements… tout en douceur. Plaisir et sourire étaient de rigueur.

Six ans plus tard, les trois instructrices veulent élargir la clientèle à tous ces gens qui, pour une raison ou pour une autre, sont ankylosés et veulent retrouver de la mobilité, faire circuler la «lymphe» dans leur corps.

Elles expliquent que la méthode Lebed peut être tout aussi salutaire pour les personnes souffrant de maladies chroniques, relevant d’une intervention chirurgicale, handicapées, atteintes de fibromyalgie, voire obèses, dépressives. Parce que renouer avec la mobilité de son corps, retrouver le plaisir de bouger a aussi une incidence sur sa condition psychologique.

Les mouvements, étirements, flexions que propose la méthode Lebed se font toujours au son d’une musique entraînante, debout, assis, en appui, parfois avec des accessoires comme des ballons, expliquent les instructrices.

Et si les participants ont l’impression de danser, c’est parce que la conceptrice du programme, Sherry Lebed Davis, était une chorégraphe professionnelle, cherchant les gestes appropriés pour se soulager, elle aussi, des lendemains d’un cancer du sein. La méthode puise à même la danse et la physiothérapie.

On ne pourrait, sans risques, se lancer, seul, dans le «ballet» des étirements suggérés par la méthode, précisent encore les instructrices. «Mal utilisés, certains exercices pourraient même aggraver la condition de la personne, causer des blessures. Il y a des exercices pour chaque type de maladie ou de malaise. Il faut de l’encadrement et nous sommes un peu des «coaches» de la méthode», note l’infirmière Geneviève Labbé.

Bien sûr, une fois que l’on a bien intégré tel ou tel étirement, de le répéter, seul à la maison, ne peut que procurer des bénéfices. On se souviendra des gestes par les métaphores qu’ils inspirent : «on décroche les étoiles», «on fait le tour du soleil», «on attrape nos rêves»… et plus, pragmatiquement, «on lave des vitres»!

Les trois instructrices travaillent chacune de son côté, mais s’ouvrent à d’éventuelles collaborations. Elles offriront des séances individuelles et des séances de groupe, selon la demande. «Et on tentera de former des groupes assez homogènes», mentionne Nicole Roy. Des sessions de huit semaines à raison d’une heure hebdomadaire pourraient ainsi s’amorcer dès ce printemps.

Pour certaines personnes, ces sessions représentent une rare sortie, une occasion de reprendre contact avec les autres et de remettre du mouvement dans un corps malade ou meurtri.

Au www.lebedmethod.com on pourra aussi se faire une bonne idée de ce à quoi ressemblent les mouvements et dans quel esprit on les pratique.

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