Cette méthode, celle de l’HypnoNaissance, mise au point en 1990 par l’éducatrice américaine Marie Mongan, la jeune infirmière Geneviève Labbé voudrait bien l’introduire dans la région des Bois-Francs. Au Québec, cette approche n’est encore pratiquée que dans les grands centres et depuis une dizaine d’années seulement.
L’infirmière victoriavilloise croit que les infirmières du Centre naissance-famille de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska seraient tout à fait disposées à accueillir des mamans souhaitant accoucher avec cette technique.
Plus l’accouchement se déroule naturellement, plus la maman est heureuse, le bébé calme, le papa utile et les infirmières… soulagées. «Ça peut avoir un impact sur tout le monde», dit l’infirmière de 26 ans, travaillant à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska depuis 2003, en voie de se spécialiser dans l’accompagnement des naissances.
Formée depuis mars par l’un des deux seuls moniteurs affiliés à l’HypnoBirthing Institute, l’infirmière a commencé à l’enseigner à un couple. Et elle a bien l’intention de l’utiliser elle-même pour accoucher de son deuxième enfant, en juin prochain.
C’est d’ailleurs la déception vécue lors de son premier accouchement, pour lequel elle a finalement dû recourir à la péridurale, qui l’a menée vers la méthode de l’hypnonaissance.
«La peur crée les tensions qui engendrent les douleurs. Il faut apprendre à se libérer de ces peurs que des années et des années de culture ont fabriquées. En autohypnose, on prend le contrôle de son corps, on travaille avec lui. Dans cet état, on peut se rendre compte de tout ce qui se passe alentour, mais on reste concentré sur son corps. C’est comme quand on est captivé par une lecture ou encore quand on est sur le point de s’endormir», précise Geneviève Labbé.
Selon elle, lors d’un accouchement en autohypnose, les contractions deviennent davantage des vagues, des serrements, plutôt que de douloureuses contractions.
La technique peut être enseignée en cinq semaines, de préférence au couple, à la future maman (entre son 24e et 30e mois de grossesse) et à son compagnon de naissance.
«Avec la technique, le rôle du compagnon est très important. Il aide aux techniques d’approfondissement, il peut pratiquer des effleurements sur la future maman, il s’occupe de l’environnement extérieur pendant que la maman se concentre et se détend. Les accouchements en autohypnose sont toujours très calmes et le travail se fait généralement en continu, entre trois et cinq heures. Il y a même des méthodes pour relancer naturellement le travail quand il s’interrompt», explique la jeune infirmière.
Ce n’est évidemment pas en cinq cours que l’on parvient à provoquer l’autohypnose. «C’est un entraînement, une sorte de conditionnement. Il y a des exercices à faire tous les jours», souligne la jeune infirmière.
Là où l’on recoure à une telle méthode, le nombre d’accouchements par césarienne chuterait de 25% à 3%, observe encore Geneviève Labbé. Et de ce genre d’accouchement, les bébés naissent sans détresse.
«En fait, cette méthode, on peut l’appliquer dans notre vie quotidienne. Certains pourraient l’utiliser pour cesser de fumer. Et si elle ne guérit pas, elle pourrait tout au moins soulager les symptômes d’une maladie», poursuit l’infirmière.
Et c’est la jeune maman, plutôt que l’infirmière, qui conclut en disant qu’un accouchement «c’est tellement censé être beau!»
On peut communiquer avec la jeune femme dont l’adresse électronique est la suivante : Genevieve-L@hotmail.com
S’autohypnotiser pour accoucher naturellement et sans douleur
Si une femme parvient à mieux respirer, à visualiser, à relaxer, bref à s’autohypnotiser, elle pourra accoucher naturellement, sans souffrir, sans crier, sans même devoir pousser, pousser, pousser pour mettre au monde son enfant.
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