Ce n’est pas de sa faute.Il est comme ça.On n’est plus au temps des cathédrales.
La loi dit que les femmes sont égales aux hommes et elles ont droit à la même rémunération que les hommes pour un travail de valeur égale.
Les femmes ont le droit d’aller en cour pour obtenir l’équité salariale. Harper veut mettre fin à ça.
L’abolition du recours judiciaire en matière d’équité salariale pour les femmes dans la fonction publique est bien cachée dans le budget Harper de mardi dernier -- une clause de 10 lignes, qui paraît au Chapitre 4 « Perspectives Financières » à la page 237.Dorénavant les femmes seront obligées de négocier leur équité slariale.
Ce qui était un droit d'une collectivité, est réduit à quelque chose à être négocier par un syndicat
Pendant que l’Amérique du nord se casse la tête avec la crise économique qui ravage le monde Stephen Harper a le temps de faire avancer en sourdine sa chère idéologie conservatrice contre les femmes qui travaillent hors le foyer.
Rien à voir avec les finances de la nation, c’est une affaire strictement pour mettre les femmes à leurs places dans la fonction publique.
La clause en question apparaît sous la rubrique des chagements structurels. Quelle jolie façon de cacher un coup bas contre les femmes.Ce sont les hommes aussi qui en souffriront.
Quant les femmes – qui sont 52% de la population -- sont mal payées c’est toute la société qui en souffre. Les femmes aussi sont les gagne-pains de nos familles.
Le budget de Harper dit que le recors judiciaire de l’équité salariale est « axé sur les plaintes et la confrontation. »
C’est bien vrai. Lorsque que des femmes se rendent compte que les hommes autour d’eux sont mieux payés pour un travail de même valeur, elles se plaignent et confrontent les patrons devant les tribunaux.
Au Canada les femmes gagnent en moyenne 73 cents pour chaque dollar qu’un homme gagne pour le même travail.
Harper dit que le recours judiciaire est dépassé et veut le « moderniser. » Oui, le moderniser jusqu’au moyen âge.
Pourquoi Harper agit-il comme ça? Bien, ça remonte à la mi-novembre lorsque les Conservateurs ont tenu un congrès à Winnipeg. Ils ont adopté la résolution No. 213, qui urge le gouvernement Harper a limiter l’équité salariale telle qu'elle existe maintenant au Canada.
Harper a pris un engagement solennel devant ses comparses d'agir sur cette résolution. Parole donnée, parole tenue.
Les Libéraux étaient endormis. Le chef Michael Ignatieff n’a même pas soulevé la question avant d’annoncer qu’il accepterait le budget de Harper. Seuls Gilles Duceppe et Jack Layton étaient plus éveillés.
Le Bloc a essayé de présenter un sous-amendement mais Harper l’a vite refusé.
Le NPD a proposé de débarquer Harper immédiatement.Sans les Libéraux leur opposition est tombée à l'eau.
Il y a une certaine ironie dans tout cela lorsqu'on regarde aux États-Unis. Alors que le nouveau président Barack Obama signait une loi élargissant le droit des femmes américaines de poursuivre devant les tribunaux les employeurs qui ne respectent pas l’équité salariale, Harper lui proposait d’abolir ce droit dans la fonction publique.
Obama s’en va dans une direction, Harper dans l’autre. Dommage.
Personne n'a dit à Harper que l’époque médiévale est révolue. Il faudrait bien.
Stephen Harper et les femmes
Harper ne comprend pas grand chose du 41 % des femmes qui travaillent en dehors de la maison.
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