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Investissement de 15 millions à Asbestos



Dans l’ordre,  Vincent Pépin, président de Dominion & Grimm Environnement, André Marier, directeur, développement Complexe Estrie Enviropôle, et Hubert Bourque, vice-président, Environnement et Développement de RCI Environnement

Dans l’ordre, Vincent Pépin, président de Dominion & Grimm Environnement, André Marier, directeur, développement Complexe Estrie Enviropôle, et Hubert Bourque, vice-président, Environnement et Développement de RCI Environnement

Claude Thibodeau
Publié le 30 Septembre 2008
Publié le 16 Juin 2010
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Premier volet du projet Estrie Enviropôle

Un investissement de 15 M $ permettra la construction d’une usine de méthanisation qui valorisera les matières organiques en biogaz, en compost et en liquide fertilisant. La construction doit se mettre en branle au printemps sur un terrain de 1,5 million de pieds carrés sur le site de la Mine Jeffrey.

Sujets :
Dominion , MRC , BAPE , Asbestos , Victoriaville , Montréal

Une entente de partenariat avec la compagnie Dominion et Grimm, ayant des usines à Victoriaville et à Montréal, conduit à la réalisation d’un tel projet. «On prévoit la réalisation de ce projet en deux phases sur deux ans et la création d’une trentaine de nouveaux emplois», a indiqué André Marier, directeur du développement Complexe Estrie Envirpôle.

L’usine, a-t-il expliqué, aura une capacité de traitement annuel de 80 000 tonnes de matières organiques. Pour commencer, toutefois, l’entreprise entend traiter 40 000 tonnes de matières organiques.

On utilisera, a dit M. Marier, un système qui a fait ses preuves au niveau environnemental, «un système sûr».

Il s’agit d’un système de digestion anaérobie de technologie allemande. La société Dominion & Grimm en assure la fabrication.

Un biologiste de Tingwick, Stéphane Guay, a expliqué le procédé permettant la conversion des matières organiques en énergie.

Les matières organiques sont reçues dans un bâtiment fermé pour être triées et acheminées ensuite dans un digesteur. «La question de l’odeur préoccupe bien les gens. Mais l’odeur est canalisée et envoyée dans un filtre biologique. Après l’opération du digesteur, il n’y a plus aucune odeur», a-t-il fait valoir.

Le biogaz propose plusieurs voies d’utilisation, a-t-il ajouté. «Les industries peuvent l’utiliser en remplacement du gaz naturel ou du mazout. Le méthane devient comme le gaz naturel, mais plus vert encore. On peut également le destiner au domaine du transport et dans la cogénération électricité et chaleur», a-t-il souligné.

Stéphane Guay, dans sa conclusion, a soulevé plusieurs avantages, à savoir que le procédé est conforme aux nouvelles orientations environnementales, qu’il s’agit d’une production d’énergie verte, renouvelable et écologique et qu’il contribue à la réduction des gaz à effet de serre. «Il n’y a aucun rejet, tout est utilisé. Rien n’est destiné à l’enfouissement», a signalé le biologiste.

Si la technologie employée n’est pas assujettie à la règlementation du BAPE, le projet devra cependant obtenir un certificat d’autorisation du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Et pour aller de l’avant, les promoteurs n’ont pas, dans ce cas-ci, à recevoir l’approbation de la MRC. «Le projet n’entre pas en contradiction avec le Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) de la MRC qui concerne le lieu d’enfouissement technique, ce qui n’est pas le cas ici», a précisé Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey.

Des entreprises de la région ont, dit-on, manifesté leur intérêt face à cette nouvelle forme d’énergie. «Nous voulons favoriser le développement des industries locales tout en espérant attirer d’autres entreprises désireuses de s’implanter pour s’approvisionner en méthane qu’on offrira à coût compétitif», a soutenu André Marier.

Le maire d’Asbestos, Jean-Philippe Bachand, se réjouit de ce projet constituant une première étape du vaste projet de complexe de valorisation énergétique des matières résiduelles Estrie Enviropôle. «Voilà du concret qui démontre le sérieux des promoteurs. Cela contribuera peut-être à changer les perceptions en démontrant que les matières résiduelles peuvent devenir des matières premières», a exprimé le maire Bachand, ne pouvant s’empêcher de signaler que le projet s’inscrivait parfaitement dans l’objectif d’un parc industriel vert, axé sur l’environnement.

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