Depuis le début de la campagne électorale, lorsqu’il s’en prend aux engagements de M. Rayes particulièrement, Éric Lefebvre lui reproche de «rêver».
C’était la première fois depuis le début de la course que les trois candidats avaient à s’exprimer sur ce projet d’un train à grande vitesse ou d’un train rapide pouvant relier Québec et Windsor… et qui s’arrêterait à Victoriaville.
Alain Rayes a répondu que ce projet traînait depuis au moins trente ans et qu’aucun des gouvernements, qu’il s’agisse de celui de Trudeau, de Mulroney ou de Chrétien n’y avait donné suite. Il serait étonnant, selon lui, qu’en ces temps de déficits budgétaires, les gouvernements s’embarquent dans un projet aussi coûteux. «Il faut être réaliste et lucide», a-t-il dit.
Si jamais ce projet devait se réaliser, Alain Rayes dit qu’il se battrait pour qu’il déroule ses voies sur le côté sud. «Mais est-il réaliste de penser qu’un TGV qui roule à 300 km/heure, qui prend 50 minutes pour passer de Québec à Montréal, s’arrêterait à Saint-Georges-de-Beauce, Victo, Drummond et Saint-Hyacinthe?» Il serait plus faisable, selon Alain Rayes, de prendre le «train de l’économie émergente».
Martin Talbot a évoqué à peu près les mêmes arguments que M. Rayes disant qu’il s’agissait d’un «beau projet pour lequel on n’a pas les moyens». «Je n’embarque pas là-dedans à ce moment-ci.» Le candidat Talbot croit, pour sa part, que les entreprises de la région seraient mieux servies par la possibilité que des «trains routiers» puissent quitter l’autoroute 20 pour accéder aux Bois-Francs.
Tenace, Éric Lefebvre a rappelé que Victoriaville se devait d’être présente dans cette coalition pour réclamer que l’étude en vue d’un TGV, mieux, d’un train rapide. «Peut-être que le projet ne se réalisera pas, mais il faut être présent dans la coalition. Le maire de Sherbrooke et la mairesse de Drummondville, présents à la première réunion, sont-ils des rêveurs?» Il n’a pas laissé passer cette remarque du candidat Talbot qui disait que Drummondville avait obtenu l’autoroute 20 par «chance». «Ce n’est pas par chance, mais parce qu’elle était présente et qu’elle a fait les pressions politiques nécessaires», a répliqué M. Lefebvre.
Au total, neuf questions ont été adressées aux trois candidats à la mairie donnant lieu à un «dîner-causerie» respectueux. Le candidat Talbot était le plus «animé», délaissant sa petite table et gesticulant… à tel point, parfois, que son voisin de table, M. Rayes devait se reculer et s’asseoir pour éviter d’être heurté.
Devrait-on développer une attraction majeure durant l’été? On a déjà des événements, ce n’est pas le rôle de la Ville d’initier des événements, a répondu M. Lefebvre. Pas d’accord, Martin Talbot estime qu’au contraire, la Ville doit jouer un rôle de promoteur. En développant, en animant son centre-ville, y installant une salle de spectacles, elle crée un mouvement.
Pour mettre en valeur le Domaine des Frères du Sacré-Cœur, Alain Rayes imagine des modules de jeux pour les jeunes et pour les aînés, des sentiers pédestres, des activités pédagogiques autour du verger et des vignes, une patinoire. Éric Lefebvre parle de panneaux historiques rappelant les origines d’Arthabaska et la contribution de la communauté religieuse. Martin Talbot soutient que ce n’est pas au maire de décider. Il faudrait mandater une équipe, dont ferait partie l’urbaniste Jean Demers, pour importer ici ce qui se fait de meilleur ailleurs.
Les trois candidats continueraient d’appuyer financièrement Séduction Bois-Francs. Martin Talbot y ajouterait une mission de recrutement pour tenter d’amener les baby-boomers montréalais à s’installer chez nous. Éric Lefebvre y ajouterait la création d’un comité d’accueil des nouvelles entreprises et veut que le financement municipal provienne de l’ensemble des municipalités de la MRC. Alain Rayes favorise le financement à long terme de Séduction Bois-Francs, un «outil supplémentaire et essentiel».
Deux des trois candidats, Alain Rayes et Martin Talbot, ont nommément parlé du projet de la salle de spectacles au centre-ville de Victoriaville comme étant un «legs» du 150e anniversaire de Victoriaville. M. Talbot se projette dans le temps pour en faire la pelletée de terre en 2011. Quant à Éric Lefebvre, le «legs» pourrait être un nouveau bâtiment ou un site qui rappellera, dans 100 ans, le 150e anniversaire de Victoriaville. «Y’a-t-il quelque chose qui nous rappelle le 100e anniversaire?»
M. Lefebvre a également noté qu’un conseil municipal devait faire des choix et qu’avant de développer les abords de la rivière Nicolet, il faudrait réaliser le projet de passerelle au réservoir Beaudet. Si une étude le recommandait, on pourrait envisager de patiner l’hiver sur la Nicolet ou d’y faire du kayak l’été, croit Alain Rayes. Quant à Martin Talbot, il a répondu qu’une étude n’impliquait rien… mais que Victoriaville devrait commencer par remettre à niveau ses acquis avant de se lancer dans de nouvelles infrastructures, certaines étant, selon lui, laissées à l’abandon.
Tous n’embarquent pas dans le même train
Le «train» a effectué un virage à 180 degrés à l’occasion du «débat» organisé entre trois des quatre candidats à la mairie de Victoriaville par la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable. Cette fois, ce sont les candidats Alain Rayes et Martin Talbot qui, partageant le même point de vue, ont dit à Éric Lefebvre qu’il «rêvait» avec ce projet d’un train à grande vitesse qui s’arrêterait à Victoriaville.
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Commentaires
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- - 19 Juin 2010 à 11:04:56
Lâchez-moi avec Lefebvre, le grand visionnaire à la Drapeau. Ca serait plutôt Lefebvre le grand pelleteux de nuages en manque d'attention. Continue, tu nous fais bien rire.
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- Jean Laliberté
- - 19 Juin 2010 à 11:04:38
Sincèrement, je crois que le plus intelligent des trois est M. Lefebvre. Pourquoi voter pour les deux amis lutins qui disent les mêmes choses, mais pas de la même façon... Ils devraient être conseiller, pas maire de notre Ville. Pour ma part, je préfère avoir un maire qui a des idées et des projets pour faire avancer notre Ville! Bravo encore pour le dossier du train rapide. Il faut absolument faire parti de cette coalition, que ça passe ou non à Victoriaville.
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- P. Tremblay
- - 19 Juin 2010 à 11:04:15
Décidément, Mme Ruel, vous escamoté des éléments importants du débat. À commencer par préciser que le Lefebvre parlait ad lib et faisait preuve de tenacité, que Rayes a passé l'essentiel du débat à lire des notes démontrant manifestement qu'il ne maitrise pas ces dossiers. Et Talbot qui faisait toujours preuve de vigueur mais se comportait de manière trop agressive. Je suis déçu de la facon dont vous couvrer la campagne des deux principaux candidats et il semble clair que vous devez vous piler sur le corps pour essayer de dire des choses positives sur Lefebvre alors qu'avec Rayes, vous ne soulevez pas ses contradictions et son manque de substance... Mais heureusement, la population ne se fie pas forcément aux écrits des médias pour se faire une idée. Je crois en la sagesse populaire qui demande qu'on ait un maire qui ne sera pas la pantin d'une clique qui fait la pluie et le beau temps depuis très longtemps. Les magouilles qui se passent à Montréal ont sûrement des petits jumeaux à Victoriaville et ca, ca doit cesser. Une nouvelle gang doit ramener a Victoriaille une façon de faire qui fera que la Ville de Victoriaville sera présent dans toutes les arènes publiques, y compris celui du train rapide. Quand un organisme comme la Chambre de Commerce appui un tel projet, je me demande si Rayes et Talbot savent vraiment ce que la population souhaite pour son bien-¸etre...
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- Jérome Bergeron
- - 19 Juin 2010 à 11:03:17
Est-ce que ce serait possible d'avoir des commentaires éclairés et constructifs. Madame Ruel a fait un très beau papier en ne prenant pour aucuns candidats et c'est ce qu'il faut pour que la population se forge sa propre idée. Cependant, à chaque article écrit il y a toujours des gens possiblement de l'équipe de Monsieur Lefebvre quelquefois de l'équipe de M. Rayes pour rabaisser les autres candidats. J'espère au moins que vous êtes payés pour faire toute cette propagande. Un TGV,un aréna, de l'asphalte etc... on va être en déficit pour longtemps si M. Lefebvre passe et qu'il fait tout ça. Moi je me forge ma propre idée en suivant la course à la mairie, mais pour l'instant je préfère M. Talbot et Rayes meilleurs idées et surtout des promesses réalisables pour la capacité de payer des contribuables. Non ce message n'est pas retenu et payé par un candidat à la mairie.
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- Pour Jérôme Bergeron
- - 19 Juin 2010 à 11:03:14
Je ne suis pas d'accord avec vous M. Bergeron. À mon sens,et pour avoir été au débat des trois candidats, je crois Mme Ruel n'est pas objective dans ses propos ! Déjà avec le titre de son article elle met la table pour influencer négativement les propos de M. Lefebvre concernant le train. Si le jeu de son texte avait été juste envers tous les candidats, elle aurait aussi écrit sur le discours assez platonique de M. Rayes. Elle aurait certainement cité l'idée saugrenue de ce dernier "d'une aire de patinage sur l'ancienne terre des F.SC. qui est en pente..." et sur les écarts de sujets multiples de M. Talbot.
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- Les rêves ne sont pas nécessairement des impasses!!!!!!
- - 19 Juin 2010 à 11:02:48
Malgré l'idée d'un TGV vous resté sommes toute réaliste m. Lefebvre, au moin vous avez percu cette opportunité pour le bien être de notre région, ce que les autres n'ont pas fais se contentant de baisser les bras et de dire que vous rêvez en couleur. Certains grands hommes tel Jean Drapeau avait de biens grands projets qui en ont fait rire plusieurs mais certains on dû se raviser. Merci pour votre dynanisme!!!!!
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- Mme Morin
- - 19 Juin 2010 à 11:02:47
Bravo pour vos projets M. Lefebvre ! Vous, au moins vous en avez des idées et vous ne les empruntez pas à d'autres candidats.




