Possédant une formation de technicien et de programmeur, Jonathan Guillemette travaille d’ailleurs en informatique chez Cascades à Kingsey Falls. «C’est un projet rassembleur pour les jeunes et moins jeunes. Cela permettrait de mettre Warwick sur la mappe. On se distinguerait encore un peu plus. Des municipalités comme Saint-Sylvère et Saint-Célestin ont leur accès, pourquoi pas Warwick?», a-t-il plaidé.
Jonathan fait partie maintenant de l’équipe de Centre-du-Québec sans fil (CQSF), un organisme désireux de développer un service sans fil gratuit dans la région.
Le jeune informaticien a déjà identifié un possible quadrilatère où pourrait se déployer le service, soit le secteur de l’école Sainte-Marie, de la bibliothèque, de la Société d’histoire, de la salle de l’âge d’or, de la bibliothèque et de la Maison de la culture.
«Le service s’adresse notamment aux touristes, aux gens en transit», a-t-il expliqué aux élus, ajoutant que la Ville profiterait ainsi d’une bonne visibilité. «Ça se développe de plus en plus dans les grandes villes. À Victoriaville, le Cactus Resto-Bars a accepté de partager son branchement Internet avec la clientèle», a-t-il précisé.
Jonathan Guillemette souhaite aussi, s’il obtient l’autorisation de la Ville, sensibiliser les commerçants de Warwick au projet.
Se faisant également rassurant, celui qui est revenu vivre à Warwick en 2007 après un séjour à Drummondville a expliqué aux édiles que le service proposé offre une grande sécurité. «On peut retracer le volume, savoir s’il y a des abus», a-t-il dit.
Par ailleurs, l’implantation d’un tel projet ne requiert pas une grande fortune. «On a besoin d’un routeur et de quelques petites antennes. Au total, cela peut représenter un investissement entre 1 000 $ et 1 500 $. Ce n’est pas plus cher que ça», a indiqué Jonathan Guillemette.
Ouvert à l’idée, le maire Claude Desrochers a manifesté le désir d’obtenir plus d’informations. «C’est une idée, nous sommes à l’écoute. Il y a des choses à éclaircir. Chose certaine, aujourd’hui, on ne peut passer à côté d’Internet. C’est de quoi qu’on va explorer», a-t-il confié.
Le conseil municipal en discutera au cours des prochaines semaines. «C’est une très bonne idée que tu nous présentes. Cela fera l’objet de nos discussions à notre prochaine séance de travail», a fait savoir le maire Desrochers.
Souhaitant s’impliquer dans sa communauté, Jonathan Guillemette confirme qu’il sera candidat à un poste de conseiller aux élections municipales de novembre prochain.
Assidu aux séances du conseil municipal, le jeune homme entend prendre une part active aux décisions, plutôt que d’agir comme simple spectateur. «Je souhaite aussi changer le préjugé à l’égard des jeunes, montrer qu’il y en a qui s’implique», a-t-il commenté.
Jonathan Guillemette n’a pas attendu les élections et passe de la parole aux actes en matière d’implication.
Lundi soir, le conseil municipal a accepté sa nomination au sein du comité de revitalisation et d’embellissement. «Je m’implique également dans l’organisation de la fête hivernale en plus de faire partie de la Maison des jeunes», a souligné le jeune homme qui, en plus, deviendra père pour la première fois au mois de juin.
