Il a appris, sur le tard, et de la bouche d’un étudiant, que cette activité avait eu lieu et qu’on n’avait pas pris la peine de l’inviter, «supposément parce qu’on ne s’intéressait qu’aux partis politiques».
«Que le candidat du Parti vert décline l’invitation, c’est son choix. Mais je ne suis pas content qu’on ne m’ait pas permis de m’adresser aux collégiens. J’aurais pu leur expliquer pourquoi je me présentais comme candidat indépendant. Je n’accepte pas qu’on ait brimé les jeunes de la possibilité de me connaître», a dit Jean Landry.
Il a rappelé qu’une bonne douzaine de candidats indépendants avaient eu droit à une visibilité dans La Presse pendant qu’ici, les organisateurs des midis politiques n’ont pas considéré sa candidature.
Il a ajouté qu’il avait accepté à peu près toutes les invitations à répondre aux questions : au Droit de parole du 24 septembre, au questionnaire que lui a fait parvenir la CSN, même à s’entretenir avec un groupe de 200 jeunes à Windsor.
Si son nom ne figure pas au débat organisé par le O,97,3 de vendredi (10 octobre), c’est qu’il dit avoir déjà planifié autre chose à son agenda. «Et je croyais même qu’il avait été annulé. Mais ce n’est pas une très bonne idée d’organiser un débat à quelques jours du scrutin, bien après les journées de vote par anticipation! Ça ne se fait pas… je n’ai jamais vu ça de toute ma vie!»
Jean Landry – qui en est à sa septième campagne électorale depuis 1993 – affirme que, comme il en a l’habitude, il a mené une campagne «de terrain». «Je fais du porte-à-porte du matin jusqu’au soir depuis 33 jours», a-t-il dit, jeudi matin.
Il n’utilise pas cette voiture où est imprimé son message électoral et c’est pourquoi, répond-il, on la voit garée à divers endroits depuis le déclenchement de la campagne. «Cette voiture, c’est ma pancarte électorale, parce que je n’en ai pas d’autre. Les électeurs apprécient que je réalise des économies, quand on sait qu’une élection fédérale coûte environ 300 millions.»
Il ajoute que sa façon de faire de la publicité électorale sur sa voiture a été «copiée» par d’autres candidats. «Et des candidats (conservateur et néodémocrate) m’ont aussi copié en utilisant une de mes expressions en disant vouloir être l’«employé» de la population de Richmond-Arthabaska.» Au Droit de parole du 24 septembre dernier, le candidat Landry avait en effet utilisé cette image, disant qu’il voulait devenir un député, «un employé qui travaille pour vous».
Le candidat indépendant prédit qu’en déclenchant des élections, le gouvernement Harper est en train de se défaire lui-même. «S’il est réélu, il sera minoritaire!».
«Anti-démocratique!»
Jean Landry s’indigne de ne pas avoir été invité aux midis politiques
Le candidat indépendant Jean Landry est «révolté» de ne pas avoir été invité à participer aux midis politiques s’adressant aux collégiens du cégep de Victoriaville, comme les autres candidats au scrutin dans Richmond-Arthabaska. «C’est anti-démocratique!», s’est-il exclamé.
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