«C’est cher, a reconnu le maire Claude Desrochers. Mais nous allons rencontrer le soumissionnaire dans l’espoir qu’il puisse revoir ses coûts.»
Pour vendre le terrain, la Ville a accepté de prendre en charge les travaux d’aménagement. «Pour le vendre, il fallait le niveler. On ne pouvait pas laisser passer un projet comme celui-là. Mais la Ville sera capable de livrer ce projet sans emprunter», a souligné le maire Desrochers.
Avant le dynamitage, les citoyens du secteur seront rencontrés par les représentants de la firme. «Ils photographieront les propriétés voisines pour évaluer les fondations. Une sirène avertira aussi les résidants avant le dynamitage. C’est sûr que ça va brasser, c’est du roc, mais ce sont des professionnels», a expliqué Claude Desrochers.
Aux représentants de Champoux machinerie soulevant la question de respect alors que les travaux ont fait en sorte de surélever le terrain qui leur a déjà appartenu et qui nuit à la visibilité, le maire de Warwick a rappelé que la Ville avait respecté leur option d’achat, mais qu’ils n’avaient entrepris aucune construction. «On avait un projet industriel qui est tombé à l’eau, a rappelé Claude Desrochers. Mais on a respecté votre option. On a été patients. Mais nous avons repris le terrain, comme le stipulait le contrat.»
Disant comprendre leur insatisfaction, «il y a des inconvénients, le progrès dérange», le maire Desrochers a tout de même fait savoir aux propriétaires de l’entreprise que les élus allaient regarder ce qu’ils pourraient faire «pour atténuer votre malheur».
La décision de la Ville de Warwick de procéder à une réorganisation administrative du service d’inspection a mené au licenciement de l’inspecteur François Saucier.
«La Ville s’engage à lui verser les indemnités minimales prévues par le Code civil dans pareil cas», a indiqué le maire. Pour le moment, la municipalité fait appel à une entreprise privée, Teknika, qui dépêche un employé à Warwick deux journées par semaine pour accomplir le travail. «Nous désirons un service d’inspection qui soit aussi axé sur le développement de la Ville», a précisé le maire Desrochers.
Champions de la récupérationWarwick emboîte le pas à Victoriaville en adoptant l’outil de communication «Le guide pour les champions de la récupération».
Le guide s’accompagne d’un tableau aimanté informant son utilisateur sur la bonne disposition des résidus de toutes sortes.
«Cela évite à la Société de développement durable d’Arthabaska (SDDA) d’avoir des chargements contaminés», a confié Claude Desrochers.
Pendant quelques minutes, lundi soir, le maire Desrochers s’est même improvisé animateur de quiz pour tester, à l’aide du tableau, les connaissances des membres du conseil en matière de récupération.
Il en coûtera 2 $ par porte à la Ville pour offrir, en 2009, cet outil pratique à ses citoyens qui le recevront par la poste.
Le service d’urbanisme de Warwick a émis, en septembre, un total de 26 permis, dont deux concernant la construction de nouvelles résidences.
Deux entreprises, par ailleurs, ont entrepris des agrandissements, Roland Boulanger et Sefaco Métal pour des investissements respectifs de 235 000 $ et 150 000 $.
Louis-Marie et le salaire des élusSoutenant qu’il n’allait pas être candidat aux prochaines élections municipales de 2009, le conseiller Louis-Marie Champagne a plaidé en faveur d’une augmentation de la rémunération des élus.
«Je touche 535 $ net par mois. Une augmentation aiderait à intéresser davantage de candidats. Je ne le fais pas pour moi, je le fais pour vous autres», a signalé le conseiller.
«As-tu été frappé par le tonnerre?», a exprimé, en riant, le maire Desrochers. «À une époque, tu voulais qu’on coupe les cennes en deux et tu soutenais que nous gaspillions l’argent. À Warwick, il se fait de grandes choses par les bénévoles. Les élus doivent-ils être payés à 100% de leur rendement? J’en doute», a mentionné Claude Desrochers.
Reste que les élus analyseront la question lors d’une prochaine séance de travail.
