La ministre Marguerite Blais était à Victoriaville, mardi midi, pour remettre à la CRE du Centre-du-Québec une enveloppe de 595 000 $ pour cinq ans, faisant confiance, a-t-elle déclaré, au rôle de proximité que jouent les élus et à l’«intelligence» des gens oeuvrant ici à l’amélioration du sort des aînés.
Chacune des 21 conférences régionales a reçu la même somme dans les 17 régions du Québec (incluant les trois CRE de la Montérégie et le Nunavik).
En procédant ainsi, plutôt qu’en créant un nouveau programme gouvernemental, la ministre Blais croit que le ministère respecte l’identité et l’autonomie de chacune des régions. Cette décision fait suite aux commentaires qu’elle a entendus lors de sa tournée de consultation publique, a-t-elle précisé.
À cette somme de 595 000 $, la CRE du Centre-du-Québec devrait aussi ajouter un montant de 250 000 $, si chacune des cinq MRC accepte de contribuer, a expliqué le maire de Bécancour, Maurice Richard, également président de la CRE.
Au Centre-du-Québec l’argent servira d’abord à inventorier les besoins des aînés et à établir les priorités. Trois projets sont également dans la mire de la Table régionale des aînés, a expliqué le président, Jean Yergeau. Un projet consiste à mobiliser les aînés et les intervenants, un autre concerne la prévention de la détresse et du suicide chez les aînés et un troisième vise le support des proches aidants.
Ce qui fait la particularité de l’entente avec la CRE d’ici, a observé la ministre, c’est qu’elle fait intervenir également la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec.
Francyne Ducharme a précisé que l’organisme qu’elle coordonne avait des «atomes crochus» avec la Table régionale des aînés, les préoccupations de l’une étant aussi celles de l’autre. Par exemple, elle a dit que 70% des proches aidants étaient des femmes et on connaît leurs besoins de soutien, de répit et d'entraide.
Mme Ducharme a également expliqué que la plus grande contribution de la Table qu’elle coordonne visera à s’assurer, par une analyse différenciée selon les sexes, que le plan d’action à l’égard des aînés, ne contribue pas à accentuer les inégalités entre les sexes. «C’est une première au Québec», a-t-elle souligné.
Les 595 000 $ remis par la ministre Marguerite Blais seront gérés par la CRE. L’instance régionale attribuera les fonds au fur et à mesure qu’on lui présentera les projets. Le fonds devrait s’étaler sur cinq ans, mais il n’est pas dit qu’il se dépensera très exactement 169 000 $ (incluant la contribution des MRC) par année. «Un projet pourrait nécessiter plus de fonds qu’un autre», a précisé Maurice Richard.
En concluant de telles ententes, la ministre Blais s’attend à ce que, un peu partout au Québec, les villes, les MRC, les régions deviennent des «amies des aînés», faisant allusion à ce projet-pilote d’un réseau des Villes amies des aînés.
La ministre Blais remet 595 000 $ à la CRE
Pour améliorer les conditions de vie des aînés
Parce que les conditions de vie des aînés du Nunavik ne sont pas les mêmes que celles des aînés du Centre-du-Québec, la ministre responsable des Aînés a choisi de conclure des ententes spécifiques avec chacune des Conférences régionales des élus (CRE).
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