Madame la Première Ministre Marois,
D’abord, je tiens à vous féliciter pour votre victoire et celle du Parti Québécois lors de la dernière élection. C’est d’ailleurs pour le parti Québécois que j’ai voté.
Je fus membre du parti Québécois à l’époque de René Lévesque. Avant cette époque, le monde des affaires appartenaient aux anglophones et ces derniers y freinaient l’avancement des francophones. Les Québécois francophones devaient se faire entendre et c’est avec René Lévesque que cela pu être possible. Moi-même, j’ai vécu la pression négative de mon entourage anglophone dans ma vie personnelle et professionnelle vis-à-vis mon désir d’apprendre le français. Je compatis donc complètement.
Dès que l’occasion s’est présentée, j’ai quitté Montréal afin de m’établir, pendant six ans, dans les régions francophones de la Petite-Nation et du Lac Simon pour me permettre d’être libre d’apprendre ma langue provinciale qui est le francophone québécois. J’en suis d’ailleurs très fière et heureuse de l’avoir fait.
Vous savez aussi bien que moi ce que représente comme difficulté que d’apprendre une langue seconde lorsque nous devenons plus âgés. Et, c’est un fait, madame la Première Ministre, que plus nous débutons jeune l’apprentissage d’une langue seconde, plus elle deviendra fluide.
Actuellement, j’habite Victoriaville. J’y travail à titre de professionnelle en enseignement de la langue anglaise comme langue seconde auprès des gens du milieu des affaires. Je suis extrêmement heureuse d’aider mes compatriotes québécois à évoluer dans le monde des affaires en leur permettant de communiquer à l’échelle internationale afin d’être en mesure d’augmenter leurs propres perspectives d’affaires et financières, mais aussi celles du Québec.
Je souhaite vivement que vous considérerez votre politique linguistique avec diligence parce que l’anglais international est le moyen de communication universel à travers le monde. C’est aussi par elle que les québécois pourront mieux affronter le monde des affaires international et ainsi améliorer les perspectives économiques de notre nation québécoise.
Le fait que les Montréalais ne respectent pas nos politiques de la Charte de la langue française est un tout autre sujet et j’espère réellement que cela va s’améliorer.
Respectueusement,
Carolyn Stanton
carolyn.stanton@videotron.ca
(Professor TESOL/TESL)
