La science doit prévaloir sur les intérêts partisans et politiques

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Le Canada ne s’opposera plus à l’inclusion du chrysotile dans l’annexe 3 de la Convention de Rotterdam, mais maintient toujours que l’usage responsable est la voie à emprunter.

Pourquoi le gouvernement Harper a-t-il changé sa position?

Bien sûr, il a abdiqué devant les pressions de plus en plus fortes du lobby anti-amiante et de certains organismes de santé. Ces pressions et les articles toujours négatifs de certains journalistes sans scrupules n’ont pas été sans ébranler certains députés.

Le Canada négocie présentement une entente de libre-échange avec les pays de la communauté européenne et le bannissement du chrysotile pourrait certainement être une condition imposée par ceux-ci pour continuer les démarches. Il faut se rappeler que les pays de la communauté européenne sont les principaux fabricants de produits de substitution.

On met la faute sur Pauline Marois qui, pour s’attirer des votes, a sacrifié et son député Étienne-Alexis Boucher dans Richmond et tous les travailleurs du chrysotile des deux régions productrices.

Malgré notre déception de la position canadienne, il faut savoir que même si le Canada ne s’oppose plus à l’inclusion du chrysotile à l’annexe 3 de la convention de Rotterdam, ne signifie aucunement que le chrysotile se retrouvera prochainement sur cette liste, car plusieurs pays pourraient s’y opposer de nouveau en 2013. Il faut se rappeler que le consensus des pays présents à la convention est nécessaire pour qu’un produit y soit inscrit.

Ce serait malheureux qu’un jour le chrysotile soit inscrit sur cette liste, car cela signifierait que les acheteurs devraient se conformer à des exigences administratives sévères alors que les autres types de fibres de remplacement, qui présentent également des risques pour la santé, n’auront pas à les respecter. On parle donc de conditions de marché inéquitables.

Au lieu de plier devant les pressions des lobbies anti-amiante et de certains médecins radicaux de la santé publique, nos gouvernements auraient eu avantage à favoriser l’approche établie par le gouvernement Charest qui prévoyait donner de l’information et de la formation aux travailleurs dans les usines des pays importateurs de notre chrysotile tout en ayant obtenu par entente signée que des visites impromptues soient effectuées annuellement afin de vérifier que toutes les conditions de sécurité soient efficientes

C’est très malheureux pour tous les travailleurs du chrysotile dans les pays émergents, car cette approche était beaucoup plus appropriée et personnalisée que celle imposée par la Convention de Rotterdam.

Comme je le mentionnais au début de cette lettre, le ministre Christian Paradis a affirmé, tout comme nous, que nous croyons encore et toujours à l’utilisation sécuritaire du chrysotile.

Madame Marois, vous ne pouvez pas éthiquement et encore moins démocratiquement résilier le prêt à Mine Jeffrey et demander que cesse l’exploitation de notre richesse naturelle dans nos deux régions sans nous accorder une commission scientifique digne de ce nom. Madame Marois, on ne peut envoyer quelqu’un à la potence sans au moins lui avoir accordé un procès juste et équitable.

Serge Boislard

Président Mouvement Pro Chrysotile Québécois

Organisations: Mine Jeffrey

Lieux géographiques: Canada, Rotterdam, Chrysotile

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