Des solutions pour un retour en classe en douceur

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En tant qu'étudiant au cégep du Vieux-Montréal, qui est en faveur d'une hausse des frais de scolarité et contre la grève étudiante, permettez-moi de présenter des solutions pour un retour en classe sans grabuge et sans recours aux tribunaux.

Et si les étudiants ne retournaient pas en grève? Peu probable, me dira-t-on, puisque la session n’a été qu’interrompue et pas annulée. Alors, les mandats de grève, là où il y en a, tiendraient toujours.

Certaines associations tiendront de nouvelles assemblées pour consulter leurs membres et décider s’ils poursuivent la grève ou non. Cependant, certaines associations sont gouvernées par des règles désuètes (aaah, *Code Morin*, chou!) qui requiert que l’assemblée ait un quorum de 10% et, de ce nombre, que 2/3 des étudiants votent pour *reconsidérer* le mandat de grève. Ce n’est qu’à ce moment qu’un vote normal de 50% + 1 peut être tenu pour décider de rester en grève ou non. Lourd comme procédure, n’est-ce pas?

Et bien les amis, il y a une porte de sortie. Cela dépend bien sûr des règlements propres aux associations et vous devrez vous informer, mais voici une ébauche :

Vote électronique. La plupart des établissements ont la capacité de consulter la totalité de la masse étudiante, enregistrer le vote et le valider avec des observateurs. Vérifier au préalable avec vos bureaux administratifs et techniques. Avec cette méthode, le facteur d’intimidation et de désenchantement habituel peut être évité.

Quitter les associations. Les administrations des cégeps/universités respectent les décisions de grèves étudiantes que par courtoisie. S’il y a suffisamment d’étudiants «libérés» de leurs associations, le mouvement de grève ne peut que se dégonfler et les cours peuvent reprendre. Le seul hic est que les étudiants n’auraient plus leur mot à dire sur les décisions en assemblées, mais il y a tant de règlements et de politiques qui gouvernent les établissements que leurs droits ne seraient pas en danger.

Dissoudre les associations. Pas si simple et requiert un vote tenu auprès de 25% de la masse étudiante, un référendum étant tenu préalablement (pour lequel on doit voter en premier). Une fois dissous, une faculté ou un cégep doit entreprendre de nouveau le processus de formation d’association (selon la loi 32, Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants).

Plainte envers une association. La loi 32 prévoit une mesure où un inspecteur passe en revue la performance d’une association et si cette dernière sert toujours les intérêts de ses membres. Ceci suppose cependant qu’il y a au moins 25% de la masse étudiante qui ait une dent contre leur association. Encore une fois, pas si simple.

Encore une fois, ces solutions ne servent qu’à titre d’exemple. Chaque étudiant aux prises avec cette crise devrait se familiariser avec la charte et ses règlements. Il existe des manières d’empêcher une association de s’emballer, mais ça prend du temps et de l’effort. Comme toute chose qui en vaut la peine.

Marc Paquin

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