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«Se tenir debout pour le Québec»

Le chef bloquiste Gilles Duceppe et le député André Bellavance encadrent Paul-Émile Robert et Claude Bergeron, deux présidents d’associations péquistes (Richmond et Arthabaska) à qui on a rendu hommage.

Le chef bloquiste Gilles Duceppe et le député André Bellavance encadrent Paul-Émile Robert et Claude Bergeron, deux présidents d’associations péquistes (Richmond et Arthabaska) à qui on a rendu hommage.

Hélène Ruel
Publié le 10 Septembre 2009
Publié le 16 Juin 2010
Hélène Ruel

Aux yeux du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe et du député André Bellavance, tout est en place pour le déclenchement imminent d’un scrutin fédéral. Ils parlent d’un Stephen Harper «pas très flexible», «qui ne s’est pas encore rendu compte qu’il dirigeait un gouvernement minoritaire». Quant à Michael Ignatieff, «lui qui est indécis habituellement, s’est maintenant trop avancé et pourrait avoir peur de se faire dionitiser» s’il continuait de soutenir les politiques du gouvernement conservateur, soutient M. Duceppe.

Sujets :
Chambre des communes , Fédération des producteurs de lait du Québec , Québec , Richmond-Arthabaska , Victoriaville

Gilles Duceppe s’est attardé à Victoriaville mercredi soir, pour participer à une activité-bénéfice au cours de laquelle on a souligné le cinquième anniversaire de vie politique du député André Bellavance. «C’est vrai que ça fait drôle de souligner un 5e anniversaire!», a dit le député de Richmond-Arthabaska, faisant allusion aux 20 ans de vie politique d’un Gilles Duceppe ou aux 24 ans d’un Jacques Baril (l’ex-député péquiste était présent dans l’auditoire). «Mais, considérant que j’en suis à mon troisième mandat, c’est comme si c’était 10 ou 12 ans!», a dit le député, faisant rire son auditoire d’un peu plus de 120 personnes. Cent cinquante personnes avait acheté leur billet, ce qui constituerait un record, selon M. Bellavance.

Tant le député que son chef croient qu’un scrutin fédéral sera appelé cet automne, tout juste un an après celui d’octobre 2008. «Aller voter, ça ne commande pas tellement d’efforts!», a répondu Gilles Duceppe aux journalistes, lorsqu’ils évoquaient la perspective qu’au Québec, les électeurs soient appelés, en même temps, à des urnes fédérales et municipales. «S’empêcherait-on à Ottawa de dire aux chômeurs d’accepter l’inacceptable parce qu’il y a des élections municipales?», a rétorqué le chef bloquiste. Faudrait-il suspendre la défense du chrysotile ou encore celle du système de gestion de l’offre pour les agriculteurs?, a-t-il poursuivi.

Devant son auditoire, M. Duceppe a dit que lors de la prochaine campagne électorale, le «Bloc se tiendrait debout pour le Québec» et ferait face à deux partis ayant une vision «restrictive», s’«entendant comme larrons en foire», adoptant les mêmes positions défavorables au Québec.

Et «ça s’adonne qu’on va parler de souveraineté», a-t-il ajouté. «Justement parce qu’on est en crise!» S’il était souverain, le Québec ne ferait pas les mêmes choix que le gouvernement fédéral, a-t-il ajouté. Il investirait davantage dans la forêt plutôt que dans l’automobile, dans le chrysotile plutôt que dans les sables bitumineux et dans la culture. «On ferait des choix différents que ceux qu’Ottawa fait en notre nom.»

Le député de Richmond-Arthabaska avait aussi le ton électoraliste en reprenant une métaphore de son dernier adversaire conservateur (Éric Lefebvre), il a dit qu’il fallait «être sur la patinoire» pour déposer une motion à la Chambre des communes pour défendre le système de la gestion de l’offre, pour déposer un projet de loi pour les retraités de la mine Jeffrey, pour déposer un rapport unanime sur une politique d’utilisation sécurité du chrysotile, pour aider des personnes âgées à récupérer leur supplément de revenu garanti.

Ce bilan, André Bellavance le sert aussi à son futur adversaire libéral, Louis Bérubé, qui a dit du Bloc et du député de Richmond-Arthabaska, qu’ils étaient des «gérants d’estrade». «On score et on est capables de compter des buts!», a dit M. Bellavance, poursuivant sur sa lancée… sportive.

Et certains sont prêts à lui donner publiquement raison, comme le maire de Saint-Albert, Alain St-Pierre et Denis Morin (au nom du président Marcel Groleau) de la Fédération des producteurs de lait du Québec. Les deux ont rendu hommage à la qualité du travail du député de Richmond-Arthabaska.

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