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«Enfin!», L’Ami-temps amorce la construction de sa maison

La pelletée de terre avec les partenaires du projet : François Labbé et Paulette S. Rancourt de la CSBF, la présidente et le vice-président de L'Ami-temps, Claudia Doucet de la Maison Raymond-Roy, Marguerite Bourgeois et Mario Tardif, Céline Guérin

La pelletée de terre avec les partenaires du projet : François Labbé et Paulette S. Rancourt de la CSBF, la présidente et le vice-président de L'Ami-temps, Claudia Doucet de la Maison Raymond-Roy, Marguerite Bourgeois et Mario Tardif, Céline Guérin

Hélène Ruel
Publié le 22 Septembre 2008
Publié le 16 Juin 2010
Hélène Ruel  RSS Feed

«Enfin!», s’est exclamée Marguerite Bourgeois, au moment de la mise en chantier de L’Ami-temps des Bois-Francs, cette maison de répit pour les parents d’enfants handicapés. «Enfin, nous aurons pignon sur rue!», a-t-elle dit rappelant que ce projet mijote depuis cinq ans.

Sujets :
Maison Fontaine de vie , Maison Raymond-Roy , Ville de Victoriaville , Rue d’Aston , Victoriaville

En présence des membres de cette équipe et de représentants des partenaires ayant permis d’asseoir le projet, on a procédé, lundi, à l’inauguration des travaux.

La maison, de deux étages, s’érigera au 101, rue d’Aston à Victoriaville, sur un terrain créé par la cession de parcelles de différents organismes et institutions. La Maison Fontaine de vie, la Maison Raymond-Roy, la Ville de Victoriaville et la Commission scolaire des Bois-Francs (derrière son école JPH Massicotte) ont toutes accepté de céder un bout de leur propriété pour y intercaler la maison Ami-temps.

Les travaux de construction devaient commencer en juin dernier. Des modalités administratives, la période des vacances, l’élaboration du plan cadastral, l’ajout des usages au règlement municipal de zonage y sont pour quelque chose dans le report du début de la construction.

Pour une somme de 667 000 $, L’Ami-temps a confié le contrat à Construction Bois-Francs, l’entreprise ayant soumis la plus basse des quatre soumissions reçues. L’architecte Caroline Roberge a conçu les plans de cette nouvelle ressource.

Il en coûtera 825 000 $ au total pour construire et meubler cette maison abritant huit chambres, un élévateur, enfin tout ce qu’il faut pour héberger et faire circuler des enfants et des adultes handicapés.

L’Ami-temps a déjà réuni une somme de 450 000 $, les fondations François-Bourgeois, Auger, les Amis d’Elliot, Fenestration Fen-Plus, Armature Bois-Francs, Peintures récupérées du Québec, Tapis prélart Poitras et Armoires MRS ont fourni leur contribution.

L’amorce des travaux devrait contribuer à faire «lever» la campagne de financement, croit le vice-président de L’Ami-temps, Mario Tardif. «On fera un blitz de sollicitations auprès des entreprises et on relancera les autres fondations», a ajouté Jean Roux, agent de projet pour l’organisme.

L’Ami-temps s’attend à ce que le bâtiment lui soit livré le 19 décembre, ayant déjà planifié une «corvée de peinture» pour le lendemain et une ouverture dès la première fin de semaine de janvier.

Sous ce nouveau toit, les parents pourront confier leurs enfants (même devenus adultes) handicapés pour une ou quelques nuitées. Ouverte 24 heures par jour, sept jours par semaine, la maison offrira un éventail de services aux parents, des conférences, des formations, des cafés-rencontres, un camp estival de jour. Diane Lavigne, membre du conseil d’administration, a déjà parlé de cette maison comme d’un «milieu de vie».

La directrice générale, Karine Gendron, souligne que L’Ami-temps offre déjà ses services, accueillant de jeunes élèves après les heures de classe.

Une fois la maison ouverte, L’Ami-temps aura besoin d’une dizaine d’éducateurs spécialisés, des étudiants et étudiantes et misera sur l’engagement de bénévoles. «C’est un beau projet de concertation et de passion», a dit Marguerite Bourgeois qui n’en est pas à un chantier près, ayant fondé le centre de stimulation L’Envol.

Et, se tournant vers Diane Lavigne, sa complice de l’Association pour l’intégration sociale avec qui elle a élaboré le projet, elle a dit qu’il s’agissait d’un grand jour pour les parents des Bois-Francs. «Parce que, avec la maison de L’Ami-temps, on pourra donner du répit et de la santé aux familles, de l’autonomie et du plaisir pour les enfants.»

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