Étant la seule représentante pour le Québec de l’Institut cubain de l’amitié avec les peuples, Eva Doris, a profité de son bref passage en sol québécois pour venir échanger avec les gens présents.
Au Québec depuis deux semaines, la Cubaine se promène aux quatre coins de la province afin de rencontrer plusieurs organismes qui entretiennent des relations avec Cuba à travers différents projets. «Je suis ici pour développer des liens d’amitié et de solidarité avec les Québécois. C’est une façon d’apprendre aux gens la réalité de notre pays et de ce qui se passe réellement», explique-t-elle.
Cependant, la dame estime déjà que les liens entre les deux communautés sont déjà excellents. «Il y a un grand rapprochement entre les Québécois et les Cubains, car nous avons développé des relations humaines bien particulières. Les gens du Québec, soit les latinos du Nord comme on les appelle chez nous, sont très solidaires et ils aiment aider les autres. C’est la même chose pour le peuple cubain qui aide différents pays à travers le monde. Cette réciprocité fait que nous avons déjà un esprit bien développé», raconte la résidante de Cuba.
En lui demandant ce que représente l’aide québécoise pour son peuple, Eva Doris pouvait à peine cacher son émotion qui se dégageait à travers ses remerciements. «L’aide des Québécois nous donne la force pour continuer de défendre la justice, la paix et la solidarité dans notre pays. En voyant autant de Québécois venir chez nous, au lieu d’aller en Floride par exemple, on est encouragé malgré notre situation économique difficile. Il est impossible de s’imaginer la place que les Québécois occupent dans nos cœurs», conclut-elle.
Pour la première fois de son histoire, une partie des fonds servira aussi à aider les enfants d’ici, alors qu’un montant sera versé à la Joujouthèque de Victoriaville, explique le coordonnateur de l’évènement, Marcel Fréchette. «Même si les gens de nos jours sont grandement sollicités, cela fait huit ans qu’ils nous appuient généreusement. En remettant de l’argent à la Joujouthèque, c’est une façon de les remercier de nous appuyer massivement et surtout, il ne faut pas oublier que les enfants malades, ça n’a pas de frontières.»
Alors que déjà 1 000 $ était amassé avant le début de la soirée, M. Fréchette n’est pas inquiet que l’année 2008 sera une réussite. «À chaque édition, on ramasse au minimum 5 000 $. L’important, c’est que tout le monde donne le montant qu’il le désire et j’ai toujours dit que si 1 000 personnes donnent 10 $, c’est 10 000 $ qui va directement pour aider les enfants», admet-il.
Le succès de la collecte de fonds, le coordonnateur l’explique par la façon dont sont distribués les dons. «On ne donne pas d’argent pour des frais d’administration ou au gouvernement. Tout est remis directement aux Cubains et pour le démontrer aux gens, j’ai préparé un document de quatre pages avec toutes les dépenses, factures à l’appui, de ce que nous avons fait en 2008. C’est très important d’avoir de la transparence dans les chiffres», conclut-il.
Les «latinos du Nord» : un peuple solidaire!
C’est sous une ambiance décontractée, avec musique rythmée et un repas bien chargé, qu’environ 200 personnes se sont déplacées vendredi soir pour le 8e «Happy Hour» organisé par Sourires d’enfants. L’évènement se veut une occasion de festoyer, tout en recueillant des dons pour les enfants hospitalisés à l’hôpital pédiatrique José Luis Miranda de Santa Clara à Cuba.
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