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Des jeunes du secondaire s’engagent pour la paix



À l’avant-plan, l’animatrice de pastorale, Annie Jutras, la coordonnatrice de première secondaire, Maryse Lemieux et, debout, l’étudiante Rosalie Leblanc-Houle qui animera la rencontre du 16 septembre.

À l’avant-plan, l’animatrice de pastorale, Annie Jutras, la coordonnatrice de première secondaire, Maryse Lemieux et, debout, l’étudiante Rosalie Leblanc-Houle qui animera la rencontre du 16 septembre.

Claude Thibodeau
Publié le 8 Septembre 2008
Publié le 17 Juin 2010
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Les élèves du Collège Clarétain de Victoriaville poseront un geste symbolique. Pour souligner la Journée internationale de la paix le 21 septembre, ils remettront leurs engagements dûment signés au député fédéral de Richmond-Arthabaska, André Bellavance, le mardi 16 septembre, à 11 h, lors d’une cérémonie spéciale au pavillon extérieur à la Place Sainte-Victoire de Victoriaville, près de la Vélogare.

Sujets :
Collège Clarétain , Place Sainte-Victoire , Boulevard Jutras

«On a décidé de s’engager, de manifester notre position face au gouvernement conservateur. On veut signifier que les positions du gouvernement ne sont pas celles qu’on aimerait voir adoptées», a expliqué Annie Jutras, l’animatrice de pastorale, à l’origine du projet.

Avec ses élèves, l’animatrice a formulé des engagements. «Tous les élèves du Collège qui le souhaitent pourront signer l’engagement. C’est un geste plaidant pour le respect des autres, l’égalité des personnes, la protection de l’environnement. Mais aussi pour l’économie en favorisant une consommation responsable, en n’achetant pas n’importe quoi», a-t-elle souligné.

Les signataires de la lettre s’engageront à faire leur part pour construire un monde plus ouvert en utilisant notamment des paroles et des gestes pour mettre en vedette le respect d’autrui et l’égalité des personnes et en mettant en place des initiatives écologiques.

Cette semaine, les élèves prendront chacun des engagements personnels.

Les élèves de première et de deuxième secondaire agiront comme porte-parole lors de la rencontre du 16 septembre prochain. Près de 300 jeunes y prendront part. «Avant le départ du Collège, nous nous placerons pour illustrer le symbole de la paix (du peace and love) et une photo sera prise d’en haut. Ensuite, nous nous rendrons à pied à la Place Sainte-Victoire», a indiqué Annie Jutras.

Le parcours sera marqué d’une minute de silence entre le barrage et le boulevard Jutras, «Une minute de silence pour se rappeler que nous ne vivons pas nécessairement dans un monde de paix. Pour prendre aussi conscience que tous n’ont pas la chance que nous avons. Il faut se réveiller. Nous ne sommes pas toujours conscients que ça peut éclater», a confié l’animatrice de pastorale. À l’exception de la minute de silence, toute la procession se fera au rythme de la musique. «Les instruments utilisés ont été fabriqués avec des matériaux recyclés», a fait savoir Annie Jutras.

Toute l’animation à la Place Sainte-Victoire sera l’affaire des jeunes. «Moi, je ne dis rien, a noté Mme Jutras. C’est une élève de 5e secondaire, Rosalie Leblanc-Houle, qui anime la rencontre, laquelle donnera lieu à de la danse, à la lecture de poèmes, au discours de notre directeur pédagogique, Stéphane Roux, et à la lecture de nos engagements. Ceux-ci seront remis au député qui sera invité à prendre la parole.»

Annie Jutras lance l’invitation à la population à se présenter pour signer les engagements. «Avec des petits gestes, on allume des lumières, a-t-elle observé. Le changement passe par chacun de nous. Quand le gouvernement verra que les jeunes souhaitent des changements, les élus pourraient agir.»

L’animatrice de pastorale se défend bien de vouloir faire de la politique. «Mais les valeurs conservatrices ne correspondent pas à nos engagements. On veut autre chose que ça», a-t-elle exprimé.

Le Collège Clarétain, cette année d’ailleurs, entend mettre un accent particulier sur l’engagement social.

Ce chemin passera notamment par l’ouverture d’un magasin du monde. «Les jeunes en assureront la gestion. On y vendra vêtements, café, t-shirts, etc. Des produits provenant d’entreprises d’économie sociale», a signalé Annie Jutras.

Les profits générés par le commerce étudiant iront, à parts égales, à des projets dans des pays en voie de développement et à des organismes du milieu.

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