La Fédération francophone de yoga a accepté l’invitation de Locana et de Patrick Vésin, tous deux du centre Padma Yoga, de sortir le colloque de Sherbrooke où il se tenait depuis trois ans.
Et l’accueil du public à cette rencontre annuelle constitue aussi une première. «Habituellement, le colloque ne réunit que les profs et ceux en voie de le devenir», précise Locana, prof depuis une trentaine d’années, installée dans les Bois-Francs depuis vingt ans.
Deux possibilités sont offertes au public, tant aux personnes qui pratiquent déjà le yoga que celles qui n’en connaissent pas le moindre rudiment… mais qui ont la curiosité d’en savoir davantage.
On peut s’inscrire pour la journée complète (40 $) et participer à trois ateliers différents… les trois invitant à pratiquer des exercices au tapis. En avant-midi, avec Babacar Khane, on s’initiera au yoga égyptien; le yogi traitera de ces traditions millénaires adaptées à l’homme d’aujourd’hui.
Au début de l’après-midi, avec Francine Harvey (Swami Madhurananda), il sera question d’éveil par les mantras.
Les personnes inscrites pour toute la journée pourront participer à un troisième des sept autres ateliers offerts au cours de l’après-midi, certains plus spécialisés que d’autres.
Trois profs de la région animent des ateliers. Locana en offrira un sur le mudra des gestes porteurs de sens et de conscience. Julie Roy, qu’on connaît aussi comme enseignante au primaire (se servant du yoga avec les écoliers), s’attardera au yoga des émotions. De Danville, Jeannette Hausler, qui travaille avec les personnes atteintes d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson, donnera des trucs pour gérer son stress.
Cet atelier de Mme Hausler est d’ailleurs offert gratuitement au public qui ne s’inscrit pas pour toute la journée.
Ouvrir le colloque au public, c’est lui tendre une perche vers cet «art de vivre au quotidien», comme dit Locana. Elle explique que le yoga ne se limite pas à des postures réservées à des corps jeunes, sveltes et souples. «Dans l’univers du yoga, les postures ne sont qu’un dé à coudre.»
En sanskrit, rappelle-t-elle, le mot yoga veut dire faire le «lien, l’union, l’unité du corps, de l’émotion et de la pensée». C’est bien davantage qu’un loisir. Il faudrait tendre à vivre tout le temps en état de yoga ; cela ferait de nous de meilleures personnes.»
Comme bien d’autres pratiques physiques, le yoga constitue un moyen de prendre soin de sa santé, ajoute-t-elle. «Un maître de yoga disait qu’il valait mieux prendre quelques minutes par jour pour s’occuper de sa santé que de prendre beaucoup de temps, plus tard, pour s’occuper de sa maladie.»
On peut s’informer davantage sur le colloque et s’y inscrire (les places sont limitées) au secrétariat de la Fédération francophone de yoga (www.federationyoga.qc.ca) au numéro de téléphone 1 877-566-2276. Comme tous les ateliers inviteront à la pratique, il faut apporter son tapis et porter des vêtements dans lesquels on pourra aisément se mouvoir.
Yoga pour initiés… et public curieux
Les initiés ayant l’envie de «goûter autre chose» et les gens qui souhaitent l’apprivoiser auront, à portée main, la possibilité de se rencontrer à l’occasion de l’annuel Colloque francophone inter-yogas qui se tient pour la première fois à Victoriaville. «Le temps d’une journée, le samedi 10 octobre, Victoriaville deviendra la capitale du yoga!», dit Locana Sansregret.
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