«C’est un outil d’éducation pour sensibiliser les jeunes à l’accessibilité universelle, pour préparer nos adultes de demain à vivre dans une société inclusive», a dit Nathalie Roussel, chargée de projet du Comité consultatif de la politique d’accessibilité universelle (CCPAU) de la Ville de Victoriaville.
Mme Roussel a parlé de ces bacs comme de minibibliothèques itinérantes, que les établissements ou organismes oeuvrant auprès des jeunes peuvent emprunter, gratuitement, pour une période de 28 jours.
Le CCPAU a investi quelque 1 500 $ pour acquérir 90 livres jeunesse et constituer trois bacs : un rouge pour le préscolaire, un gris pour les 7 à 9 ans et un noir pour les 9 à 11 ans. Annuellement, on rafraîchira le contenu des bacs ; les ouvrages élagués prendront le chemin des rayons de la bibliothèque.
Les albums, romans, bandes dessinées abordent toute une diversité de déficiences et de maladies : déficience visuelle, autisme, diabète juvénile, déficience intellectuelle, déficit de l’attention, asthme, dysphasie, allergies, etc. Quand cela était possible, on privilégiait la littérature jeunesse québécoise, a signalé Mme Roussel.
Chacun des bacs est également assorti d’une description de chacun des trente ouvrages, une sorte de guide pour l’enseignante ou l’éducatrice qui voudrait organiser une activité d’animation sur le sujet.
D’autres bacs destinés aux élèves du secondaire pourraient s’ajouter aux trois premiers de la «collection» si l’expérience avec les plus jeunes s’avère concluante, a souligné Mme Roussel.
Par leur carte d’abonnement collectif, les services de garde, les CPE, les organismes peuvent emprunter ou réserver l’un ou l’autre de ces bacs. La création de ce service particulier a forcé la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot à entrouvrir la porte aux écoles de Victoriaville. Elles aussi peuvent obtenir une carte d’abonnement collectif restrictif pour accéder à ces minibibliothèques itinérantes, a précisé la technicienne en documentation Annie Turgeon.
On peut emprunter ou réserver dès maintenant ces bacs de sensibilisation en se rendant ou en communiquant avec la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot (819 758-8441).
Dans le bac… pour se sensibiliser aux handicaps
À gauche, Nathalie Roussel et Annie Turgeon en compagnie de quelques amis… de la Maison des amis ayant puisé un livre dans les nouveaux bacs de sensibilisation.
Des bacs, d’un tout autre genre que celui qu’on connaît, viennent de faire leur apparition à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot de Victoriaville. Il s’agit de bacs bien garnis d’une trentaine de livres traitant d’un handicap, d’une déficience, d’une maladie, que les écoles primaires, les garderies entre autres pourront emprunter afin de sensibiliser leur clientèle au sort des jeunes vivant avec une «différence».
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