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Pnom Penh et santé fragile



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Publié le 9 Février 2010
Publié le 18 Juin 2010
 

Notre arrivée dans la capitale s’est fait par un chemin qui avait la même surface qu'une planche à laver. Nous roulions sur des bosses sans fin. Le dos détruit par les vibrations de mon vélo, je sollicitais les services d'une bonne physiothérapeute québécoise pas trop cher! La frénésie de Pnom Penh nous frappa dès les premiers instants. Nous avons fait une pause pour regarder les conducteurs de taxi-motos se lancer aux fenêtres des autobus toujours en mouvement sur la route de la gare.

Sujets :
Mekong , Cambodge

-YOU WANT A TAXI SIR?!?

Pour vendre une course de 1 $, chaque conducteur s'engageait dans une bataille à la vie, à la mort. Nous sourions en enfourchant nos vélos qui nous protégeaient contre ce genre d'agression.

La majorité des habitations de Pnom Penh avaient la caractéristique d'être chers. De ce fait, nous n’avons pas vu l'intérêt d'y passer plusieurs jours. Après avoir songé à monter la tente au centre-ville, nous trouvions cette chambre à 4 $ au bord d’un lac. Splendide! Le seul hic c'est que lorsqu'on tirait la chasse de la toilette il s'en dégageait une odeur de merde qui dure pas moins de 2 heures. Dans le bâtiment de 100 chambres le masque à gaz était recommandé! Nous avons donc enduré ce dépotoir une nuit avant d'investir dans une chambre un bungalow à 6 $ qui sentait la rose, une aubaine!

Notre passage à Pnom Penh a été décontracté. Nous avons fait la visite des principaux sites où les Khmers Rouges ont organisé un terrible génocide il y a quelques années. Une histoire de communisme qui a mal tourné... du déjà vu me direz-vous? Les traces de ce régime violent sont encore visibles aujourd'hui. Les principaux acteurs de ce massacre n'ont jamais été jugés devant aucune justice internationale! Aujourd'hui, le Cambodge demeure un des pays qui cache le plus de mines anti-personnelles dans ses forêts. Dans certains villages que nous traversons, un homme sur cinq n'avait qu'une seule jambe!

Nous avons ensuite expérimenté le night life de Pnom Penh! Sur un bateau qui flotte sur le Mekong, nous avons passé une nuit dans cette boîte de nuit où des membres de Jurassic 5 étaient invités. Soirée hip-hop, American style. Des jeunes faisaient du break dance sur la piste de danse tandis que d'autres s'élançaient en style libre au micro. Nous avons bien rigolé lorsqu'à trois occasions l'électricité fût coupée nous laissant sans musique et sans lumière pour de longues minutes! Et le chanteur de poursuivre sur un rap bien funky: - Welcome to Cambodiaaaaaaa!!!

Nous quittions la capitale après quatre jours sans aucune déception. Un peu plus loin sur la route, une faiblesse m'assaillit. Une violente toux et de la fièvre me clouèrent au lit une journée où nous avions prévu rouler. Au réveil, impossible de bouger... Nous suspections une malaria. Depuis le départ, j’avais accumulé autant de km d’asphalte que de piqûres d'insectes! Mon exposition ce genre de virus était donc très élevé. Nous nous sommes rendus à ce petit hôpital d'apparence primitive. Munis d'un dictionnaire ouvert à la page des symptômes, nous avons expliqué le problème au médecin vêtu d'un habit aussi propre qu'un tablier de mécanicien. Fièvre, toux, nausée, maux de tête, faiblesse... il n'en fallait pas plus pour le convaincre d'agir! Deux minutes après notre arrivée à l'hôpital, j’avais une aiguille dans le bras en train de m'extraire un échantillon sanguin. Le résultat serait connu une heure plus tard, le médecin en profita pour une étude approfondie de mon cas : - Quelle est votre nom?

Voila! Pas de question sur mes antécédents, allergies, etc. Pas d'examen visuel... rien! L'évaluation du patient se faisait en lui demandant son nom! Enfin de la médecine rapide! Je déroulai les 3 $ que coûtèrent l'analyse sanguine et j'appris enfin que je souffrais seulement d'une vilaine grippe saisonnière. Fiouuu! N'empêche que cette mauvaise grippe m'aura fait cracher mes poumons pendant plus de 15 jours! Pendant ce temps, Geneviève faisait la lutte contre une diarrhée qui semblait avoir trouvé refuge dans ses intestins. Décidément, le Cambodge était dur sur nos corps fragiles de touristes!

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