Après son passage dans Ligue de hockey junior majeur du Québec, Tremblay avait joint les rangs professionnels avec les Komets de Fort Wayne, dans Ligue de hockey unie. Cependant, il a réalisé que les ouvertures étaient de plus en plus rares, mais surtout, Tremblay a été témoin d’une situation qu’il lui remis les deux pieds sur terre.
«J’ai vu un joueur, qui avait des enfants fréquentant l’école, se retrouver, du jour au lendemain, pas d’argent et pas de diplôme. Ça m’a vraiment frappé et je ne voulais pas me retrouver avec le même problème», admet le défenseur.
De plus, lors de son passage avec les Komets, il a rencontré le joueur de centre Kyle Mcallister, qui venait de terminer ses cinq années d’études à l’Université de Saint-Thomas.
«Il m’a dit que c’était la meilleure école. J’ai toujours rêvé de travailler dans la GRC et la Sûreté du Québec donc, j’ai décidé de tenter l’expérience», soutient le joueur de 22 ans.
Sans trop savoir à quoi s’attendre, Tremblay a déménagé au Nouveau-Brunswick, le 26 décembre 2007, avec sa copine. À sa grande surprise, il a réalisé qu’il ne pouvait espérer un meilleur scénario.
«C’est la meilleure décision que j’ai prise. Contrairement à la Ligue de hockey junior majeur du Québec, les études passent avant le hockey et non le contraire», assure-t-il.
Une journée normale pour Tremblay ressemble à ceci : durant la journée, il va à l’école jusqu’à environ 15 h. Par la suite, il a un entraînement de hockey avant le souper et en soirée, il se consacre à ses devoirs.
Également, il a été étonné de voir la qualité du calibre offert. «La majorité des joueurs qui ne sont pas repêchés dans le junior évoluent dans cette ligue. Maintenant plus âgés, ils sont encore plus matures et le niveau de compétition est supérieur. C’est vraiment une bonne école», souligne le patineur originaire de Hull.
Aussi, l’engouement pour le hockey est vraiment présent au Nouveau-Brunswick, explique-t-il.
«Pendant nos 35 matchs en saison régulière, on a entre 3 000 et 4 000 spectateurs chaque soir. On parle beaucoup de hockey sur le campus», remarque le défenseur.
Ainsi, Tremblay encourage tous les joueurs à suivre le même parcours que lui, pour s’assurer d’avoir un plan de secours.
«Je le conseille vraiment pour les jeunes de 20 ans qui sortent du junior majeur. Pourquoi aller perdre son temps de la Ligue de hockey de la Côte-Est quand tu as une chance sur 100 de percer?», confie-t-il.
Ce rêve de joindre les rangs professionnels, Érick Tremblay ne l’a pas oublié.
«Mon but est toujours d’aller jouer au niveau professionnel lorsque j’aurai terminé mes études universitaires. La Ligue américaine de hockey serait le meilleur scénario. On ne sait jamais!», conclut-il.
«C’est la meilleure décision que j’ai prise»
L’ancien défenseur des Tigres, Érick Tremblay, a décidé de prendre sa carrière professionnelle en main. Il a entamé un baccalauréat en criminologie à l’Université de Saint-Thomas, au Nouveau-Brunswick, tout en continuant sa carrière de hockeyeur dans Ligue intercollégiale canadienne.
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