«C’est un dur coup, a confié avec honnêteté le président de l’évènement et directeur général de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ), région Bois-Francs, Robert Jutras. Personnellement, j’ai beaucoup de difficulté à trouver les raisons qui expliquent cette triste réalité. Pourtant, toute l’équipe a travaillé fort pour offrir une exposition de grande qualité, mais il faut croire que le mot récession a fait peur à bien des gens. Ils ont malheureusement préféré rester prudents en restant à la maison.»
La crise économique qui sévit présentement dans le pays n’aura pas seulement eu son effet pervers au niveau de l’achalandage, alors que les organisateurs ont dû doubler d’efforts pour combler l’absence de plusieurs exposants. En tout, ce sont près de 30% de la centaine de participants qui en étaient à leur toute première expérience. Par contre, M. Jutras ne voit pas ces nouveaux joueurs d’un mauvais œil.
«J’ai reçu beaucoup de commentaires de la part des visiteurs qui ont été grandement surpris par la diversité des kiosques. De plus, après trois ans d’attente, on a eu finalement la chance d’accueillir les marchands du temple, une compagnie qui vend des produits pratiques comme des balais, des draps égyptiens et des ShamWows. Les gens aiment repartir à la maison avec un petit quelque chose et ces kiosques ont certainement fait plusieurs heureux.»
Encore une fois, trois juges ont eu le mandat de remettre la «Coupe Kinsmen-Royaume Luminaire» à un exposant qui s’est démarqué par la présentation de son kiosque et la qualité de ses présentations.
Cette année, ce grand honneur a été remis à l’entreprise Bois Ditton, qui en était à sa toute première présence à ce Salon.
«On a travaillé fort pour offrir un kiosque attrayant et de grande qualité pour les visiteurs et ce prix se veut la cerise sur le sundae d’une fin de semaine mémorable, a confié l’un des représentants, Philippe Pilon. On a fait plusieurs évènements du genre à Sherbrooke, Granby ou Montréal et je peux admettre sans gêne que le Salon Kinsmen est celui avec la meilleure organisation. On n’en revient tout simplement pas.»
Pour Robert Jutras, ce prix se veut une belle façon de souligner tous les efforts investis par un exposant, qui ne se contente pas de vendre son produit. «Je suis très sévère sur l’aspect de la présentation des kiosques, car je souhaite que ceux-ci soient des plus attrayants.»
Un habitué de ce rendez-vous annuel, soit le propriétaire de Piscines Clôtures Royale Inc. de Victoriaville, François Grenier, admet que les visiteurs se sont faits plus discrets que les années précédentes. «L’achalandage est représentatif de la saison qui nous attend. Il faut comprendre que ce n’est pas une place pour vendre, car on n’a même pas de table pour signer des contrats. On est ici avant tout pour se faire connaître en montrant certains de nos produits. Malgré tout, on repart pleinement satisfait de notre exposition.»
Salon Kinsmen : baisse marquée des visiteurs
Après une année exceptionnelle en 2008 avec 9 300 visiteurs, le 28e Salon Kinsmen de Victoriaville a été frappé de plein fouet par le ralentissement économique. Dans le meilleur des scénarios, au moment d’écrire ces lignes, les organisateurs espéraient atteindre la barre des 8 000 entrées lors des trois journées d’activités, soit une baisse significative de quelque 1 500 personnes.
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